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Carême 2009

Le talent d’un écrivain(Péan) (Source: SurViVorsNetworks.org )

Les remous qui ont entouré la sortie du livre de Pierre Péan, Le
monde selon K, consacré à Bernard Kouchner, boostent ses ventes à un
niveau rarement atteint dans l’édition française. Le 6 février,
Claude Durand, le PDG de Fayard, révélait à LEXPRESS.fr que le
tirage initial, de 65 000 exemplaires, avait été augmenté de deux
réimpressions en l’espace de 24 heures, pour être porté à 105 000
exemplaires. Trois jours après sa parution, le livre de Péan
s’annonce déjà comme le best seller de l’année.

***Ecrire c’est un art. L’écrivain n’est pas l’homme politique ou
journaliste, il défend les valeurs humaines qui reposent sur une
idéale et certains principes qu’il défend corps et âme voire au prix
de sa vie. Son esprit veille nuit et jour car souvent les meilleures
idées naissent au milieu de la nuit et se réveille très tôt le matin
pour relater ce que l’esprit lui a inspiré. Il est le sculpteur de
la vérité et l’ennemi du mensonge ou de l’hypocrisie politicienne.
Un bon écrivain à l’exemple de Pierre Péan est considéré comme un
messie car ces écrits délivrent toute une nation prise sous le joug
de l’oppresseur. C’est un don qui vient de l’au-delà et une
récompense éternelle car même après la mort, les écrits d’un
écrivain digne de nom restent gravés dans les mémoires de ceux ou
celles qui l’ont lu et se transmettent de génération en génération.
Nul doute qu’au ciel, il sera récompensé par le tout puissant car
rien n’est fait ou créé au hasard. Il mène un combat pour le bien
contre le mal et s’érige en messie ou prophète en dévoilant
l’injustice pratiquée à l’encontre des plus faibles dès l’instant
même que l’on persifle sa croyance et sa foi.

Le livre  » le monde selon K » de Pierre Péan dévoile toutes ces
vérités cachées d’un homme dont la personnalité reste pragmatique.
Il révèle ce double face d’un homme que le monde a longtemps
considéré comme intègre et qui en réalité s’est substitué en une
série de rôles et de fonctions dans le but de défendre seulement la
minorité en oppressant la majorité, ce qui est contraire aux
principes démocratiques et aux attributions des organisations
humanitaires..

J’ai préféré étaler quelques passages du livre en vue de susciter
votre intérêt à la lecture du livre. Je vous invite par la même
occasion à soutenir l’écrivain en achetant son livre qui ne coûte
que 19 euros, pas très cher par rapport à son contenu et le message
véhiculaire.

A la page 14-15 du livre, l’auteur commence en ces lignes » son
narcissisme aussi exacerbé que décomplexé ne serait faire bon ménage
avec les valeurs qui m’ont été autrefois inculquées par ma mère qui
me recommandait quand j’étais petit de ne pas « faire l’intéressant »
et de « rester à ma place ». Ce sont sans doute ces réminiscences de
ma propre éducation qui m’ont fait triquer lorsque, à la fin de
l’année 1992, on le voit un sac de riz sur l’épaule poser à
Mogadiscio devant les caméras. J’ignorais pourtant qu’il avait
répété la scène. M’ont aussi choqué son soutien aux deux guerres
d’Irak, celle de 1991, comme celle de 2003 et plus généralement son
côté « va-t-en- guerre ». Fin de citations!

En joignant l’utile à l’agréable, il m’est arrivé à plusieurs
reprises de fustiger ces politiciens chez qui l’orgueil pousse à
exhiber spectaculairement leurs ébats lascifs en vantant des
prouesses qu’ils n’ont jamais réalisées. Ils font preuve d’un « m’as-
tu vu ou entendu » au lieu de laisser l’action parler d’elle-même.
Hypocritement ils s’avouent défenseurs d’un groupe minoritaire pour
s’attirer la sympathie alors que ce sont leurs propres intérêts
qu’ils défendent au détriment de la majorité qui est sauvagement
réprimée. Cet état de choses me rappelle ces derniers temps quand un
supposé opposant du régime minoritaire de Kigali déclara qu’il
participera aux élections de 2010 au Rwanda. Force est de rappeler
que le pouvoir actuel à Kigali est dirigé par les criminels qui
privent les rwandais le droit de vivre et d’expression. Pire encore
ils sont poursuivis des massacres, du génocide qu’ils ont commis
depuis l’attaque du Rwanda en octobre 1990, la situation s’est
détériorée avec l’attentat contre l’avion présidentiel au cours du
mois d’avril 1994. Plusieurs sources sans ambiguïté affirment que
Kagame et ses acolytes l’auraient planifié et tel fut leur dernier
recours car d’autres moyens mis en œuvre pour éliminer les leaders
hutus n’ont pas porté de fruits.L’on se souviendra que le FPR en
éliminant le leader du parti CDR Bucyana Martin, voulait provoquer
des massacres interethniques pour en fait porter le chapeau aux
dirigeants du MRND au pouvoir. Malheureusement le génocide comme
leur arme médiatique n’a pas eu lieu et de ce fait, il fallait
passer par un autre revirement de la situation qui consistait à
éliminer physiquement le père de la nation.

En revenant à mon sujet, l’on ne comprend pas comme ces leaders de
l’opposition veulent d’une part faire croire au peuple qu’ils
luttent contre un pouvoir dictatorial et de l’autre part ils
cautionnent les élections dont ils savent préalablement le
vainqueur. On dirait que le parcours politique de l’ambitieux
Twagiramungu Faustin ne leur a pas servi de leçons. Son rôle a été
de faire croire que les élections se sont passées dans la
transparence, son silence également après ces mascarades de jeux
démocratiques a plongé le peuple rwandais dans un étonnement total.
Seulement l’histoire retiendra que c’est un aventurier politicien,
partisan du m’as-tu-vu et du m’as-entendu à l’exemple de certains
leaders de l’opposition qui jouent vaguement leur rôle de leadership
sans nullement se soucier du « qu’en-dira-t-on ».

Faut-il croire que ces politiciens ont des agendas cachés ou c’est
leur faiblesse d’esprit qui les pousse à agir ainsi. Difficile de se
prononcer là-dessus sans risque de se tromper, seul le temps nous
donnera la réponse. Seulement il faudra retenir que dans les pays
démocratiques, les vrais politiciens opteraient pour une démission
si leur personnalité venait d’être mise en cause. Mais comme pas de
règles sans exception, très peu sont ceux qui s’accrochent après le
scandale. Ils ont leurs propres motivations qui souvent ne
coïncident pas avec les aspirations patriotiques. Ces derniers
trahissent les leurs et ne pensent qu’aux intérêts individuels. Dans
la plus part des cas leurs vies finissent mal et dans un regret
de « si j’avais su ».

Selon l’auteur, Bernard Kouchner a été le plus ardent promoteur du
fameux droit d’ingérence dont il reviendra aux historiens d’établir
à quel point il a contribué à dégrader l’art de la diplomatie et les
chances de paix dans le monde. Le talent de Pierre Péan réside dans
ses qualités d’un homme simple, ses méthodes de travail qui
consistent à chercher et parfois à trouver des documents et ou des
témoignages susceptibles d’infléchir, voire d’infirmer les vérités
officielles sans laisser de doutes à ceux qui ont lu ses livres.

Avec des preuves à l’appui, l’auteur s’insurge contre le défenseur
pugnace de la démocratie et des droits de l’homme, sérieusement
écorné par son comportement pratique en Afrique. D’après Péan,
l’action de Bernard Kouchner sur le continent noir suscite peu de
comptes rendus, de commentaires et d’analyses. L’Afrique est devenue
son jardin secret depuis que l’homme prétend agir sur les grands
conflits qui écartèlent le monde.

Les propos de l’auteur sur Bernard Kouchner rappellent aux Rwandais
le caractère partial sur la tragédie dont a fait montre l’homme qui
était appelé à défendre les droits de l’homme dans ce pays déchiré
par une rébellion menée par les extrémistes tutsi. Il a joué le rôle
de protectionniste de ceux qui venaient de plonger les rwandais dans
la pure atrocité, situation qui est devenue incontrôlable juste
après l’attentat contre l’avion où deux présidents du Burundi, du
Rwanda et son entourage ont trouvé la mort. Plusieurs sources
affirment que c’est Kagame lui-même qui a ordonné l’ordre d’abattre
l’avion présidentiel de Juvénal Habyarimana. Bernard Kouchner semble
également ignorer que parmi l’équipage, il y avait des Français à
bord. Le peuple rwandais a du mal à comprendre les motivations qui
poussent l’actuel ministre des affaires étrangères à s’acharner aux
victimes d’une tragédie qui a été conçue et mise en marche par les
extrémistes tutsi aujourd’hui au pouvoir à Kigali.

Cette injustice ne peut laisser indifférent aucun français animé
d’un sentiment de patriotisme car les Français sont diabolisés par
ce régime dirigé par les génocidaires. C’est même à propos du Rwanda
et de la nouvelle politique que Bernard Kouchner mène à l’égard du
Rwanda depuis son arrivée au Quai d’Orsay que l’auteur s’est
intéressé à ce personnage. Cet amer constat est resté vivace quand
en 2007, Bernard Kouchner décida de tendre la main à un Chef d’Etat
qui non seulement est le maître d’œuvre de désinformation sur la
tragédie rwandaise, mais est considéré par la justice française
comme un criminel de guerre et par la justice espagnole comme un
génocidaire.

Aux pages 70-71, l’auteur laisse entendre aux lecteurs que le
traitement réservé aux serbes pendant la guerre des Balkans
ressemblent à maints égards à celui qui serait fait au Rwanda et aux
Hutus. Dans un cas comme dans l’autre Bernard Kouchner a joué un
rôle important dans la stigmatisation de deux peuples assimilés
globalement à des Nazis.

Sans que j’entre dans les détails d’un livre qui égaie tout lecteur
bien intentionné et avide de connaître certaines vérités longuement
dissimulées dans les méandres d’une politique partisane, je vous
laisse découvrir vous-même à travers tout le livre le talent d’un
auteur incomparable et dont les mérites resteront gravées dans les
mémoires des Rwandais et de chaque citoyen qui lutte pour le
triomphe de la vérité à travers le monde.

A la page 203 l’auteur s’est en peu attardé en guise de conclusion
sur les liens étroits et anciens entre Kagame et Kouchner. Selon lui
chacun est convaincu de pouvoir compter sur l’autre en fortes
circonstances. C’est dans un même ordre d’idées que Bernard Kouchner
en mars 2006 est ainsi allé à Kigali demander le soutien de son ami
pour sa candidature à la tête de l’OMS. L’accord acquis, ce sera à
Bernard Kouchner de le secourir s’il est effectivement nommé au Quai
d’Orsay comme le laissent entendre les rumeurs de plus en plus
insistantes.

Si tel est le cas, dans ce monde tout est mystère mais rien n’est
fait au hasard. En tout état de causes, la prétention de l’homme ne
devrait pas oublier cet adage selon lequel » l’homme propose et Dieu
dispose ». Heureux les hommes talentueux qui exploitent leurs talents
pour sauver ce monde où le mal cherche désespérément à enterrer une
fois pour toute le bien.

© Kaburabuza Mose.

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