Le chef de l’État a défendu son choix d’ouvrir le débat sur la laïcité, lundi 4 février, à l’occasion d’une rencontre avec 300 élus et responsables d’associations d’Évry-Courcouronnes, en banlieue sud de Paris.

Emmanuel Macron était à Évry-Courcouronnes pour sa cinquième participation au grand débat national, le 4 février. / LUDOVIC MARIN/AFP
Les revendications des « gilets jaunes ne s’expriment pas de la même manière ici que dans la France que l’on dit périphérique », a souligné Stephane Beaudet, maire (ex-LR) de la toute nouvelle commune d’Évry-Courcouronnes, dans l’Essone. C’est là, en banlieue sud de Paris, que le président de la République a participé lundi 4 février à son cinquième « grand débat » avec des élus et, cette fois, des responsables associatifs.
Ces derniers ont interpellé Emmanuel Macron sur de très nombreux sujets : « amélioration du cadre de vie », « accès à l’emploi », « désertification médicale, qui n’est pas que rurale », « accès au logement »…
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Ne pas enfermer
« Je pense que le prochain mouvement de révolte dans cette région parisienne sera sur la question du logement », a jugé le maire communiste de Nanterre, Patrick Jarry. Ce dernier a décrit des familles qui « attendent pratiquement dix ans pour passer d’un deux à un trois-pièces » et critiqué la politique du logement du gouvernement.
Peu avant 21 heures et après plus de trois heures d’échanges, Emmanuel Macron n’avait pas encore répondu à la plupart des questions. Rappelant seulement qu’il n’abordait pas « les quartiers », « dans une logique de différenciation qui enfermerait », regrettant qu’on ait « parfois aidé des secteurs plus que leurs habitants » et appelant à « tricoter ensemble » des solutions « au plus près du terrain ».
Laïcité
« Ne faisons pas comme si, parce que nous avons la loi de 1905, tout va bien », a répondu Emmanuel Macron au président du conseil citoyen d’un quartier populaire d’Evry, Michel Bonnafous, ancien professeur, qui s’inquiétait que le président de la République « cherche à réformer le cadre de la laïcité ».
Le sujet est sur la table du grand débat national, non « pour réformer la loi de 1905, mais pour la renforcer », a corrigé le chef de l’État, rappelant que « la laïcité est utilisée par beaucoup pour dire : ‘’c’est l’ennemi de la religion”. » Emmanuel Macron a insisté sur l’importance de ne pas enfermer la laïcité dans « une religion laïque », tout en rappelant que l’objectif n’est pas d’aboutir « à une société neutre » de toute croyance.
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La banlieue reste peu impliquée dans le débat national
Expliquant que le contexte a changé depuis le début du siècle dernier, le chef de l’État a esquissé, comme il le fait toujours sur ce sujet, une ligne de crête. Il a rappelé, d’une part, que la loi de 1905 est « une loi de liberté », celle « de croire ou de ne pas croire », « de croire à la religion que l’on a choisi ou à aucune ».
D’autre part, que les problèmes étaient pas niés. Ceux, a décrit Emmanuel Macron, posés par les tenants de certaines religions – « l’Islam, mais pas que », a insisté le chef de l’État – qui cherchent à « se substituer à l’État » ou éloignent des jeunes de l’école. « Aujourd’hui, c’est là et ne pas vouloir le voir, c’est couvrir le risque d’une fracture » a-t-il jugé, estimant que « nous avons dans notre société une civilité » et « qu’il y a des projets de société qui ne se remettent pas en cause ». « Comment se donner les moyens que de poursuivre la fabrique de citoyens raisonnables ? », a ainsi demandé Emmanuel Macron.
Point de Vue
S’agirait de choisir entre la theocratie, et la laicite, en tout cas pour moi le choix serait clair: L’Etat doit laique! Dans ce sens que: Aucune religion, que ce soit l’Islam, le catholicisme, le protestantisme etc. n’a le droit d’imposer sa maniere de voir les choses, de concevoir le monde… Si les choses etaient ainsi, il y aurait encore une multitude de « Gallilee » qui seraient exucutes, du fait qu’ils auraient enfin decouvert que le terre tourne autour du soleil! Ce monde est plein de fanatiques, qui prennent leurs verites pour des verites absolues, ce qui est source de multiples dangers que l’on peut s’imaginer. Exclure l’autre parce que vous ne partagez pas la meme foi, cela est innacceptable. Mais par ailleurs, s’il faut accorder a l’etat le principe de laicite, cela ne veut pas dire qu’un individu, un dictateur ou un autre paiens vienne et impose sa verite, comment etant aussi une verite absolue. S’il faudrait choisir entre deux maux, on pourrait opter pour une verite absolue venant d’une religion, que celle venant d’un dictateur aux allures paiens. Alors, d’apres moi, le princinpe de laicite n’a aucune valeur dans une dictature. Vous laissez a un dictateur le droit de dicter sa verite absolue, c’est que vous nier le principe de laicite. Car la vous etes devenu adepte d’une nouvelle religion. Une religion qui ne porte certes pas le nom de chretien, musulman, boudhiste, que sais-je encore, mais une religion quand meme! J’eprouve franchement de la honte, quand j’entends un confrere chretien prononcer une infamie, en considerant un homme comme lui, par le seul fait qu’il serait puissant, comme etant un messie, un don de Dieu etc. Le pire, c’est quand ce « don Dieu » est bien trop loin de respecter les principes chretiens. Et moi donc de me poser la question: Croyons-nous vraiement en un meme Dieu, ou bien chacun enonce le nom de Dieu selon ses interets du moment? C’est a chacun de trouver pour soi la reponse d’apres ses convictions et croyances. Tout compte fait, je trouve que le principe de laicite n’a plus de valeur, quand les Eglises ont abandonne leur independance pour s’infeoder a un etat totalitaire. Tout comme la laicite n’aurait aucune sens, si l’etat se soumettait a un quelconque pouvoir sprituel! (Theophile)








5 février 2019
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