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C’est au tour des dictateurs de tomber à genou devant le peuple!

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Presidents Robert Mugabe, centre of Zimbabwe and Paul Kagame, right, at an African Union summit in 2007

 

Au commencement de la dictature, ce fut un mensonge. Bâtir sur du sable mouvant, comme tout le monde peut le constater, c’est le propre des dictatures. Ne nous disaient-ils pas que l’ère de la liberté était enfin arrivée? Combien auraient-il pu résister à cette séduction? En effet, que reste à l’homme qui est parvenu plus ou moins de jouir de son pain quotidien, que de rêver d’avantage, c’est-à-dire à de devenir plus libre! Libre avez-vous dit? Et le séducteur de proposer sa voie tracée sur des sentiers du mensonge: Vous aspirez à plus de liberté et on va vous libérer! Libérer de quoi au fait? Seul le diable sait. En tout cas, l’étrange libérateur, l’apprenti dictateur,  a proposé sa libération, une libération faite da chaînes et de menottes.

 

Et les autres de penser : attendons voir, probablement que nous allons vivre mieux qu’avant! Vivre mieux? C’est ce qu’on va voir ! Ne parle t-on pas de la construction du pays ? En tout cas, nul n’a promis la construction des citoyens ! Le pays peut être construit, les bâtiments érigés, y compris l’élargissement des prisons pour les citoyens ! La construction du pays n’est donc pas l’affaire des citoyens, mais l’enrichissement de tenants du pouvoir.

 

C’est ainsi que naissaient les dictatures modernes en Afrique, et c’est ainsi que le FPR au Rwanda est parvenu à prendre en otage tout un peuple. Et maintenant que le vent souffle depuis l’horizon pour se débarrasser enfin des pouvoirs bâtis sur du sable, il est plus que temps d’étudier les voies et moyens de se débarrasser aussi du pouvoir dictatorial, qui n’est bâti comme nous le voyons que sur un mensonge savamment organisé.

 

1. L’heure de libération a sonné !

 

A regarder attentivement ce qui est en train de se passer dans le monde arabe et surtout en Afrique maghrébine, on pourrait ne pas acquérir la conviction que c’est maintenant ou jamais d’en découdre avec les dictatures. Ceux-ci résistent certes plus ou moins longtemps et de différentes manières à la pression du peuple, selon leur niveau de corruption, mais elles finissent toutes un jour par céder. Quand le peuple en a marre d’être maintenu trop longtemps dans le mensonge, ils difficile de le contenir.

 

Il n’y a point de doute, le souffle de libération qui a commencé dans les pays arabes en Afrique du nord, atteindra aussi nos pays d’Afrique subsaharienne. Si les peuples arabes ont souffert sous des pouvoirs dictatoriaux, il n’y a point d’égal en comparaison avec l’Afrique noire. Les changements initiés atteindront coûte que coûte nos pays, et ce n’est pas les dictateurs qui empêcheront ce mouvement, eux qui ont bâti leur pouvoir sur du sable mouvant, à savoir le mensonge de libération.

 

Le peuple n’est pas dupe, le peuple est capable de jugement même si les dictatures se croient capable de le manipuler à volonté. Le peuple est en mesure de constater que les promesses faites n’étaient que du verbiage au service de la conquête du pouvoir. Le Rwanda est le meilleur exemple de cette supercherie qui vise le pouvoir à base des promesses vaines. Dix sept ans de dictature viennent de démontrer qu’il ne faudra rien attendre du pouvoir en matière de liberté, et comme le dit l’adage rwandais, “ce qui a été vicieux dans les fondations, ne sera pas correct dans le finissage” (Akaburiye mu isiza ntikababonekera mu isakara). Alors, il est temps pour le FPR et ses sympathisants de préparer leur départ, puisque bientôt le peuple ne manquera pas les prier de dégager. Il serait déplorable si le FPR préparait la sortie à la Kadhafi, car ceci pourrait bien compliquer les choses pour ses adeptes. Mieux vaut donc de préparer une sortie plus ou moins honorable que de courir le risque d’être traîné dans la rue par le peuple saisi de fureur!

 

2. Le FPR, ou le pouvoir bâti vraiment sur du sable mouvant !

 

Le Rwanda constitue certainement un cas particulier dans l’assemblée de Nations. A l’époque où l’on parle de la nouvelle formule des révolutions, le pouvoir au Rwanda apparaît à première vue comme  susceptible d’offrir le même scénario que celui de la Libye, en raison de sa dictature qui ne tolère jamais d’idée contradictoire. Mais à y regarder de près, le pouvoir en place au Rwanda n’est solide que de façade, et il ne serait pas erroné de penser que ce pouvoir contient en lui-même un  germe d’autodestruction, d’où le recours à la terreur comme seul moyen de se maintenir.

 

Effectivement, le pouvoir du FPR a du mal depuis son instauration de prouver sa légitimité et ses contradictions n’ont cessé d’augmenter au fur des années. Les tenants du pouvoir ont toujours essayé de justifier leur légitimité en partir de la révolution de 1959 qui a aboli la monarchie au Rwanda, un fait historique qui pousse ses idéologues de voir en leurs adversaires des partisans de l’injustice contre une des composantes de la population, à savoir les Tutsis. En d’autres mots, le FPR serait en éternelle guerre contre l’idéologie de la révolution qui fut à la base de l’émancipation des Hutus au temps des indépendances. La guerre civile initiée par le FPR trouvait donc comme principale justification la lutte contre les idées allant dans le sens de l’émancipation des Hutus.

 

Un fois arrivé au pouvoir, le FPR n’a pas tergiversé pour se mettre à combattre ce qu’il nomme l’idéologie génocidaire, en fait contre les idées allant dans le sens de l’émancipation des Hutu. Delà, il devait créer une situation grave faites de précédents. Les Hutus, principales victimes de son système, n’ont pas manqué de se rendre à l’évidence que le FPR a détruit tous les acquis de leur émancipation. Donc, pour les Hutus, l’action du FPR fut rétroactive à bien d’égards, si bien qu’il serait primordial de combattre le FPR, comme ce fut le cas avant l’indépendance du pays, où les Hutus luttaient contre ceux qui s’opposaient leur émancipation.

 

D’une part, le FPR a du pousser trop loin ses contradictions, par le fait de vouloir faire semblant de perpétuer le république issue de 1959. Pourtant, pour les adeptes du FPR, les structures républicaines furent, selon eux, à la source d’exclusion. Au fond le FPR a voulu ramener la forme de gouvernement issue de la monarchie absolue qu’il essaie de nommer république pour ne pas froisser certains esprits. Mais, toutes les rouages de gouvernementaux du FPR sont calquée sur la monarchie d’antan, telle que connue à l’époque coloniale, avec les mêmes privilèges monopolisés par une catégorie du peuple, ou mieux exprimé par une petite clique des privilégiés.

 

D’autre part, il y en a qui ont toujours proposé au FPR de jouer franc jeu et de saisir l’opportunité pour sortir de cette spirale de monopole, en facilitant le retour du roi Kigeli V au Rwanda, afin que les réformes que le roi avait initiées lors de sa prestation de serment, où il entendait mener le Rwanda sur le chemin de la démocratie et da la modernité, puissent être mises en application. Ceci aurait pu bien garantir la valorisation des traditions, tout en préservant les acquis de la révolution de 1959. C’est pour cela que la royauté constitutionnelle a été proposée, en lieu et place d’une république trop controversée suite aux différentes exactions auxquelles s’adonne le FPR en son nom. Cependant les dirigeants du FPR ne veulent pas l’entendre de cette oreille, et ils continuent leur course effrénée vers plus de monopole et d’injustice, ce qui pousse les uns et les autres de constater combien le vrai problème du Rwanda est bel et bien la dictature du FPR.

 

Donc, le pouvoir du FPR ne peut être qu’une entité caduque, destinée a la destruction, puisque n’étant pas capable de résoudre des problèmes de cohabitation du peuple rwandais, mais les complique davantage par son injustice qui n’en finit pas de produire des victimes de tous ordres.

 

3. La terreur en soi ne constitue, ni n’a jamais constitué un remède pour des problèmes de société.

 

Qui veut imposer à un peuple donné la servitude, fait toujours recours à la terreur. Ce fut le même phénomène depuis la nuit des temps. Il n’y a qu’à recourir à la bible pour ne nommer que ce document qui sert d’inspiration à beaucoup, pour  se rendre compte que la liberté n’a pas de prix, et que la terreur d’état ne peut pas l’étouffer durablement. Il suffit de se remémorer de la situation de servitude que subit le peuple hébreux en Egypte à une certaine époque de la préhistoire, pour voir combien la libération n’est seulement un des droits fondamentaux, mais aussi un des devoirs à accomplir par un peuple opprimé. Tout le peuple hébreux en exil a du subir une fois l’esclavage, bien que nourri par le pays hôte, l’Egypte. Mais le manque de dignité à la personne humaine n’a pas plu du tout plu au créateur. Il a fallu absolument amener ce peuple à se libérer du joug de l’esclavage, ce qui devait s’accomplir sous le leadership de Moïse.

 

Voyant le jour de libération venir, le roi Egyptien n’a pas supporté le vent du changement comme le font tous les tyrans et il s’est entêté, en renforçant les mesures d’oppression. Le peuple corvéable à merci était devenu une source de revenus incalculables auxquels le pharaon n’était pas prêt à renoncer. Néanmoins, les mesures de terreur n’ont pas arrêté la libération en cours. Mêmes les lois liberticides n’ont pas pu empêché le peuple de se libérer de l’esclavage.

 

Conclusion

 

Au Rwanda, il est actuellement  question de choisir entre l’exploitation du peuple par le FPR et la libération. Certes beaucoup éprouvent toujours la peur face aux possibles représailles, suite au renforcement des mesures de terreur si le peuple venait à décider de recouvrer ses libertés. Il y en a qui prétendent même que la situation n’est pas mûre suffisamment pour espérer une fois jouir de la liberté.

 

Pourtant la lutte pour la liberté c’est plutôt toujours question de choix. Voulons-nous jouir de la liberté, ou bien allons-nous continuer à subir l’exploitation? Le tout va dépendre du choix personnel. Uns fois que le bon choix est fait, il n’y a pas à tergiverser. Le moment est donc celui-ci. Pas question de mettre à plus tard ce qu’on doit faire dans l’aujourd’hui. L’adage qui dit: « Aide-toi, le ciel t’aidera”, trouve bien sa place ici.

 

Si l’on se mettait dans la peau de ceux qui subissent sur place les différents services du FPR, l’on comprendrait mieux qu’il n’ y a pas de raison d’attendre. Si cette organisation terroriste en arrive à vouloir stériliser tous les males sous prétexte qu’ils seraient des pauvres, c’est signe que l’eau a débordé la vase. Même Hitler dans ses délires criminels, en prenant la résolution de stériliser les handicapés, n’est pas arrivée à empêcher à grande échelle toute une catégorie du peuple de procréer.

 

La lutte qui est à mener ensemble, dans l’engagement de tout le peuple, ne peut qu’aboutir à de bons résultants. Peu importe les mesures de terreur que l’oppresseur puisse adopter, la volonté de retrouver la liberté reste un atout pour tous ceux qui luttent. Aucun dictateur n’a pu résister longtemps contre la volonté de libération et ce n’est pas le Rwanda qui va faire exception.

 

La dictature du FPR a assez duré au Rwanda. Des décennies de terreurs et de dictatures, c’est un temps assez long qu’il ne faudrait plus accorder à des mercenaires au pouvoir le temps de continuer de régner grâce à leurs lois liberticides. Le Rwanda et ses habitants ne sont pas une propriété privée d’un homme ni de sa clique. Ces gens-là qui nous exploitent n’ont aucune légitimité, ni aucun mandat pour le faire. Même Dieu condamne fermement leurs agissements. Tout ce qui convient, c’est une vie de liberté pour un peuple qui a droit de vivre heureux. Le temps est donc arrivé, pour que ce soit plutôt aux dictateurs de s’agenouiller devant le peuple et non l’inverse.

 

Théophile.

 

 

 

Theo

Est-ce que le MDPR ( parti dissout en l'an 2013), aura joue un role, si minime qu'il soit, dans la comprehension du probleme rwandais et dans l'avancement pour la recherche des solutions? C'est a chacun de juger. De toutes facons, notre action n'aura pas tout a fait passe inapercu! Sans politique ou en politique, nous continuerons a lutter pour la liberte, la verite et la reconciliation, ainsi que pour l'instauration d'un etat de droit au Rwanda. Selon Sylmpedia: "Mouvement Démocratique du Peuple pour la Réconciliation (MDPR- INTIGANDA) Drapeau du MDPR Fondé le 13 Décembre 2009 par l’Abbé Théophile Murengerantwari. Ancien "titulaire" de l’Evêché de Cyangugu, exilé en Allemagne ou il a basé son mouvement issu d’une scission avec le RMC. Il soutient le retour du Roi Kigeri V et un nouveau référendum sur la question de la restauration de la monarchie. Il s’est prononcé en faveur la candidate Victoire Ingabire Umuhoza, leader du Front Démocratique Unifié (actuellement mise en résidence surveillée pour tentative de déstabilisation du pays et négation du génocide depuis Avril 2010) qui n’a pu participer à l’élection pluraliste du 9 Août 2010. Très actif, le MDPR émet régulièrement des communiqués sur son site et participe à des manifestations contre le gouvernement rwandais du Président Kagamé." http://www.sylmpedia.fr/index.php/Parti_royaliste_Rwandais

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