Accueil Actualités Les 10 motifs qui justifient la Révolution inéluctable contre Paul Kagame et le FPR.

Les 10 motifs qui justifient la Révolution inéluctable contre Paul Kagame et le FPR.

4
0
134

image

En s’inspirant de la déclaration de l’indépendance des Etats-Unis du 4 Juillet 1776, on ne peut pas passer à coté de cette vérité évidente sur la démocratie et la Révolution, telle que stipulée dans la constitution américaine : « Tous les hommes naissent égaux, ils sont doués par le créateur de certains droits inaliénables, parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés. Toutes les fois qu’une forme de gouvernement devient destructive dans ce but, le peuple a le droit de le changer et de l’abolir et d’établir un nouveau gouvernement… »

 

L’article 35 de la constitution française de l’an 1 (21 Juin 1793) ni stipule  pas d’ailleurs autrement : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacrée des droits et le plus indispensable des devoirs… »

 

En ce qui concerne le gouvernement actuel du FPR au Rwanda, il est on ne peut plus clair que toutes les causes sont réunies pour fournir de bonnes raisons de faire la Révolution : injustices criantes et accaparement du pouvoir par une caste des privilégiés. Dans une visite récente que Paul Kagame vient d’effectuer en Europe, il a été clair à ce point. Les voies souvent préconisées pour lui faire retirer du pouvoir, à savoir la guerre et la démocratie, ne pourront rien contre sa dictature. Effectivement, il a démontré par ses insinuations que seule la voie de la Révolution serait l’ultime recours pour changer le statu quo. Et qui dit révolution, dit d’un coté le devoir d’amener l’armée du FPR à se désolidariser du tyran, et d’un autre coté, celui d’amener le peuple entier à se soulever contre le système dictatorial. Cette voie extrêmement difficile quant à sa mise en application, n’est pas une voie impossible, puisque plusieurs peuples du monde l’ont accomplie, en dépit de la toute puissance de grandes armées gouvernementales. Cette voie de Révolution qui fait la fierté des Etats Unies qui ont à un certain moment de l’histoire défié et vaincue la toute puissante armée anglaise, est une preuve que cette voie est possible aussi pour d’autres peuples du monde sous l’oppression. Et dans le cas du Rwanda, comme mentionné,  toutes les causes se retrouvent réunies pour montrer que la révolution est inéluctable :

 

  1. La misère du bas peuple : La classe des travailleurs, surtout en matière d’agriculture qui constitue la principale activité au Rwanda, est exploitée. L’état vient de décréter la loi sur la propriété foncière, et qui prévoit que l’état dispose de toutes les prérogatives sur la propriété terrienne comme de déterminer la culture de choix. Ceci fait que l’agriculteur peut-être exproprié chaque fois, sans avoir le droit d’exiger les indemnités s’il ne se soumet pas aux lois injustes qui régissent sa propriété. Et ces lois injustes qui prévoient l’adoption d’une seule culture obligée par l’état, fait que l’agriculteur n’a plus le droit de disposer de son sol comme il l’entend. Il n’a plus droit non plus de recourir aux pratiques d’agriculture par des cultures diversifiées héritées des ancêtres quand il s’agit de lutter contre les disettes, car ce n’est pas autorisé.  Le comble,  l’état ne prévoit aucune méthode de substitution quand il faut lutter contre les disettes. Ces lois injustes provoquent la famine et la sous alimentation du bas peuple qui ne dispose plus de pouvoir d’achat. Les cultures obligatoires profitent seulement à quelques riches qui ont les capacités d’acheter différentes denrées alimentaires, et qui sont ainsi les privilégiés pour bénéficier d’une alimentation variée. Au moment où le bas peuple croupit dans cette misère, la classe des dirigeants est quant à elle bien rôtie. Tandis que les enfants des pauvres souffrent de la malnutrition, la classe des dirigeants s’engraisse et ils ne craignent même pas de le proclamer publiquement que leurs enfants manger à leur faim tandis que les enfants du bas peuple souffrent de la malnutrition.
  2. Deux poids deux mesures pour les salariés et le petits fonctionnaires par rapport aux salaires des dirigeants de l’état ou des chefs d’entreprises, le profit issu de ces entreprises étant tout accaparé par la clique au pouvoir. La hausse des prix ne fait qu’aggraver la situation des petites gens, et ceci s’aggrave davantage par les grands écarts entre les traitements. Au moment où les petits fonctionnaires se contentent d’un salaire de misère, les hauts cadres de l’état s’accordent des salaires trop gras, ce qui leur permet d’exploiter d’avantages les gens sans moyens..
  3. Deux poids deux mesures pour la justice. Le gouvernement rwandais a ignoré complètement l’un des points fondamentaux sur lesquels se fondent la déclaration universelle des droits de l’homme, à savoir que la justice doit être la même pour tous. On ne le répétera pas assez, au Rwanda, la justice ne s’exerce pas de la même manière pour tout le monde, si jamais il y a encore lieu de parler de justice au Rwanda. Des formes de justice inspirée de la pure barbarie font des sévices contre la population et nombreux sont ceux qui sont séquestrés injustement depuis beaucoup de décennies sous des accusations fausses !
  4. L’état prélève des taxes et des impôts élevés par rapport aux services qu’il offre à la population. La plus grande partie du budget va dans l’achat d’armes et l’entretien de l’armée, alors que les efforts investis dans la réconciliation pour éviter les causes des conflits sont minimes. L’état ne résine pas à recourir à la violence contre le menu peuple par soucis de soigner son image, et ce sont les petites gens qui en paient toujours le prix. L’état investi beaucoup pour soigner les apparences trompeuses, tandis qu’il ne se soucie plus du bien être du bas peuple. Quand il s’agit justement des apparences, le gouvernement recourt aussi souvent aux moyens inhumains. Comme ce phénomène de rasage de tout un quartier habité par les pauvres en plein centre de Kigali, sous prétexte que ce quartier donne une mauvaise image des progrès réalisés, mais le plus malheureux c’est que les expropriées ne furent pas indemnisés suivant le teneur de dommages causés. C’est de même, quand pour parer contre la critique de l’appauvrissement de plus en plus grandissant des campagnes, l’état a détruit les petites huttes des pauvres sans se soucier de la misère dans laquelle vivent les petites gens. Beaucoup d’abus notoires démontrent bien que l’état dilapide les deniers publics dans des activités qui ne vont pas dans le sens du bien être de la population.
  5. Les privatisations à outrance sont un autre fléau qui dénote la volonté de l’état de se foutre de la population. Les entreprises de l’état et mêmes les ressource naturelles (y compris les lacs et les marrais!) sont vendues aux particuliers en liaison avec la caste au pouvoir, et les dividendes tirés des ces privatisations ne servent pas le bien commun.
  6. La corruption est généralisée à tous les niveaux de l’état. Le décalage entre les impôts élevés et la médiocrité des services de l’état en est la preuve tangible de cet état de corruption qui est présente à tous les niveaux de l’administration. Un autre décalage est bien entendu le train de vie somptuaire des hauts cadres de l’état. Les appartements luxueux qui différent trop des habitations du bas peuple, les voitures de fonctions, les déplacements en avion lors des voyages à l’étranger, les coups exorbitants des escortes… Le président en est arrivé même à mettre à sa disposition deux avions de luxe qui coûtent des fortunes et ceci en contradiction flagrante de la pauvreté généralisée du pays. A y ajouter les services pompeux pour le protocole, les gardes rapprochées, des innombrables voyages inutiles des agents de l’état à l’étranger pour des missions dérisoires…Tout ceci est une façon de détourner l’argent du contribuable.
  7. La mise en place des entreprises par l’état et le parti au pouvoir, et ces entreprises ayant des buts obscurs pour organiser par exemple le blanchiment d’argent tiré des exploitations minières dans des pays voisins et ainsi que d’autres activités louches, ce qui complique gravement les relations de bon voisinage avec les pays limitrophes. L’état prétend manquer d’argent pour l’éducation comme ce phénomène d’abolition des bourses d’études pour les jeunes issus du bas peuple, mais les subventions ne manquent pas pour verser aux comptes des entreprises obscures, sous prétexte qu’elles créeraient de l’emploi fictive, ou souvent sans aucun prétexte du tout, sous entendu s’agissant ici des entreprises destinées souvent à doter de moyens au parti au pouvoir pour exploiter d’avantage les nationaux.
  8. Le chômage prononcé et qui pousse une trop grande partie de la jeunesse à errer ou à opter pour l’exode rural pour essayer de s’en sortir en se faisant souvent esclave des entreprises obscures des magnats. En plus, dans les services publics, le népotisme joue un grand rôle quand il s’agit décrocher un emploi. Et même si par chance l’emploi est accordé, des motifs dérisoires sont souvent inventés pour retirer l’emploi aux bénéficiaires pour l’accorder aux personnes de choix, en rapport direct avec la caste au pouvoir. Et le plus grave, l’accord d’un emploi ne devient garanti que quand l’on accepte de prêter un serment d’adhésion au FPR.
  9. Beaucoup de grandes décisions qui touchent la population sont prises sans que le peuple soit consulté, et si jamais il y a consultation lors des élections par exemple, c’est toujours des votes truqués qui sont organisés. Ceci va à l’encontre du principe démocratique qui n’a pas de valeur bien entendu dans le système du FPR.
  10. Toute  l’organisation étatique étant issue de la tricherie et du truquage, l’appareil étatique ne fonctionne pratiquement que pour servir les intérêts d’un seul homme à la tête du pouvoir, qui prend soin de distribuer quelques avantages et à volonté aux membres de sa petite clique. C’est ce seul homme qui fait la pluie et le beaux temps dans tous le pays, qui décrète ce qui convient et qui ne convient pas, qui assassine qui il veut quand il veut, qui désigne celui qui peut être laissé en liberté ou jeté en prison, bref qui mène le pays entier à sa guise, selon son humeur.

Ce sont toutes ces causes essentielles qui justifient le Révolution inéluctable au Rwanda et pour qui tout individu sensé devrait agir pour qu’elle puisse être opérationnelle.

Heureuses fêtes de Noël et du Nouvel an à tous.

 

Théophile.

-Voir aussi Blogspot:

Les 10 motifs qui justifient la Révolution inéluctable contre Paul Kagame et le FPR.

 

Charger d'autres articles liés
Charger d'autres écrits par Theo
Charger d'autres écrits dans Actualités

4 Commentaires

  1. Kamau

    2 janvier, 2011 à 13:46

    Merci Théophile,

    Ndizerako igihe abo baturage ushaka ko bigaragambya bazaba bageze mu muhanda nawe uzaba uhari ukabafasha. Cyangwa ushaka ko bakuraho Kagame na FPR maze nawe ukaza ugabasubiza aho bavuye.

    Nonese ibyiza bibera mu Rwanda byo ubishyizehe? Abanyarwanda ntabwo tucyumva amabwire. Tu as fait tes commentaires. Ndakubabariye kuko utazi u Rwanda.

    Mba mu Rwanda, je ne suis pas politicien ni partisant du FPR, mais la misère dont tu parles c’est par rapport à quoi? Niba ugereranya n’aho uba, ndabyemeye il y a la misère au Rwanda, ariko niba ugereranya n’uko u Rwanda rwari rumeze mu myaka yashize no ku ngoma zashize, aho nakubwira nti u Rwanda uruheruka kera, uzagerageze unyaruke maze wihere ijisho uburyo Abanyarwanda bakamirwa, bakivuza (grâce à la mutuelle de sante), infrastructures moderne, amashuri agezweho kandi kuri bose.
    Nonese aho kugirango Université ijyemo abana 100 bafashwe na Leta nibarangiza babone akazi bose (kuko ari bake par rapport au besoin) abandi basigaye bose bajye kwiga CERAI cg CERAR, ndumva uwareka abana bose cg besnhi bakiga biyishyurira (ntiwiyibagizeko abakene bafashwa nta vangura). Ese mu bindi bihugu bigenda gute? Ndizerako watembereye nkanjye ukaba warabonye ukon’ahandi bigenda, cg wibwirako ari Kagame ugomba gukora ibitangaza.

    U Rwanda ruraho, rufite ibibazo byarwo ariko n’intabwe rutera iragaragara. Ntabwo twatera imbere tudatanze imisoro!

    Ubutabera, ubwisanzure bw’itangazamakuru, réhabilitation du tissus social… ibyo tugomba kubiharanira kuko byabuze mu Rwanda kandi ari ngombwa. Dushake uburyo Abanyarwanda babasha kuvugisha ukuri no kugira uruhare mu miyoborere y’igihugu cyabo naho kwigaragambya uzabikora wenyine.

    Umwaka mushya muhire wa 2011.

    Umuvandimwe wawe Mwise Kamau Nar6

    Répondre

  2. Theo

    2 janvier, 2011 à 14:16

    Bwana Kamau,

    Ni uburenganzira bwawe kubibona utyo. Gusa iyaba wari muri 1930 nk’uko Madame Ingabire ayirangirijemo umwaka, ukaba umugore Mukarugambage cyangwa Mukarwisereka babaye abapfakazi imburagihe, ukaba umunyeshuri ubu wakuriweho bourse d’études atabuze ubwenge kandi azi ko hari abandi barihirwa ku buntu, ukaba umutindi utuye muri nyakatsi basenyeyeho ubu akaba anyagirwa n’imvura atazi aho azakura ayo mabati bamusaba kubakisha n’aho azakura ibiti n’amatafari byo kuyashyiraho,ukaba impunzi iri mu ivundi muri Malawi, Zambia, Kongo…ukanyagwa isambu yawe ikubakwamo umudugudu ntawe ugushumbushije indi, ugategekwa guhinga ibisheke cyangwa indabo utagifite uburenganzira bwo gukorera agatsina kawe kuko usabwe guhinga igihingwa kimwe, ukaba ku kwezi nta jana ryinjira mu mufuka ariko ukagomba kugura isukari n’igikoma cy’umwana ku mafranga igihumbi, ukarangiza université ukabura akazi wanakabona bakakagukuramo igihe bashakiye bakagusimbuza undi uzwi,ukaba wararahijwe ku ngufu muri FPR urahiriye ku nkota ngo nudakurikiza icyo izagutegeka iyo nkota igufatiwe ku gikanu, ukaba udafite uburenganzira bwo kuvuga icyo utekereza cyangwa gutora uwo ushatse urengera inyungu zawe….

    Naho ubundi izo catégories mvuze niba utazirimo, ni uburengazira bwawe bwo kwishimira ibyo ubona bikugeraho. Ariko igihe hari undi ku ruhande rwawe urebwa n’izo catégories mvuze uriho kuniha kubera umuruho n’inzara, wowe ukaba uri gutura imibi kubera guhaga, ntushobora kugira amahoro igihe utumva uwo wundi uri kuniha, ni uko isi iteye. Sinsabye na busa ko Kagame akora ibitangaza, kuko ntabyo yishoboreye, ntawe utanga icyo adafite, Icyo nsaba Kagame ni uko anyemerea uburengazira bwo kwita kubo adashoboye kandi adashaka kwitaho. Niba atabishaka rero ubwo arashaka akamunani. Imisoro y’abaturage ntibereyeho kugutunga no gutunga abana abawe n’aba Kagame, imisoro y’abaturage ibereyeho rubanda rwose ruyitanga. Niba wumva utera imbere kuko urara ugaragurika kubera ivutu, ukaba uri mu nzu y’ibirahuri, ibyo kuri njye ntacyo bimbwiye kuko ndeba ubabaye, siwowe rero nshinzwe kureba. watera imbere warorera icyo si ikibazo mfite kuko ufite uburenganzira bwo gukora icyo ushaka. Iyo mvuga rubanda rero urumva ko atari wowe mvuga, sinshinzwe kukuvugira cyangwa gukora publicité y’ibyo wagezeho kuko urabyishoboreye. Ndareba rero 99 % by’abaturage bari mu kangaratete, naho 1% muhaze, ibyo ntaho bihuriye n’inyungu rusange, kuko umunyepolitiki uzi icyo akora areba inyungu rusange.

    Ndangize nkubwira nti wivunika ubaza niba nzaba mpari mu gihe rubanda ruzigabiza imihanda, kuko nzaba ndi imbere, ibyo byo ubyitegure kandi vuba. Ubwo tuzareba uburyo 1% muri gutera imbere muhaze, muziha kuduhangara twe 99 % tuzaba dusaba uburenganzira bwacu. Ntabwo rero nemera ko muzaduhangara, kubera ko muzaba mufite ubwoba ko tumena ibirahuri by’amazu yanyu yavuye mu misoro yacu, kubera ko muzaba mufite ubwoba kubera inoti mwarunze mutifuza ko tuzitwika, muzaziryamaho nk’isiha ruzahuzi itaryamiye amajanja ahubwo iryamiye iza bitanu. Ntabwo rero muzabona igihe cyo kudushobora, kabone n’iyo mwakoresha intwaro mwarunze, ntabwo muzica u rwanda rwose muri 1% mwarenzwe twe turi 99%.

    Nizeye ko twumvikanye rero ahasigaye uyu mwaka uguhe gutekereza, kwibaza no kwisubiza.

    Répondre

  3. Theo

    2 janvier, 2011 à 14:19

    Pour le rappel, aho mudashobora gusoma inyandiko twohereje kubera sabotage tumenyereye:

    Les 10 motifs qui justifient la Révolution inéluctable contre Paul Kagame et le FPR.

    En s’inspirant de la déclaration de l’indépendance des Etats-Unis du 4 Juillet 1776, on ne peut pas passer à coté de cette vérité évidente sur la démocratie et la Révolution, telle que stipulée dans la constitution américaine : « Tous les hommes naissent égaux, ils sont doués par le créateur de certains droits inaliénables, parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés. Toutes les fois qu’une forme de gouvernement devient destructive dans ce but, le peuple a le droit de le changer et de l’abolir et d’établir un nouveau gouvernement… »

    L’article 35 de la constitution française de l’an 1 (21 Juin 1793) ni stipule pas d’ailleurs autrement : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacrée des droits et le plus indispensable des devoirs… »

    En ce qui concerne le gouvernement actuel du FPR au Rwanda, il est on ne peut plus clair que toutes les causes sont réunies pour fournir de bonnes raisons de faire la Révolution : injustices criantes et accaparement du pouvoir par une caste des privilégiés. Dans une visite récente que Paul Kagame vient d’effectuer en Europe, il a été clair à ce point. Les voies souvent préconisées pour lui faire retirer du pouvoir, à savoir la guerre et la démocratie, ne pourront rien contre sa dictature. Effectivement, il a démontré par ses insinuations que seule la voie de la Révolution serait l’ultime recours pour changer le statu quo. Et qui dit révolution, dit d’un coté le devoir d’amener l’armée du FPR à se désolidariser du tyran, et d’un autre coté, celui d’amener le peuple entier à se soulever contre le système dictatorial. Cette voie extrêmement difficile quant à sa mise en application, n’est pas une voie impossible, puisque plusieurs peuples du monde l’ont accomplie, en dépit de la toute puissance de grandes armées gouvernementales. Cette voie de Révolution qui fait la fierté des Etats Unies qui ont à un certain moment de l’histoire défié et vaincue la toute puissante armée anglaise, est une preuve que cette voie est possible aussi pour d’autres peuples du monde sous l’oppression. Et dans le cas du Rwanda, comme mentionné, toutes les causes se retrouvent réunies pour montrer que la révolution est inéluctable :

    1. La misère du bas peuple : La classe des travailleurs, surtout en matière d’agriculture qui constitue la principale activité au Rwanda, est exploitée. L’état vient de décréter la loi sur la propriété foncière, et qui prévoit que l’état dispose de toutes les prérogatives sur la propriété terrienne comme de déterminer la culture de choix. Ceci fait que l’agriculteur peut-être exproprié chaque fois, sans avoir le droit d’exiger les indemnités s’il ne se soumet pas aux lois injustes qui régissent sa propriété. Et ces lois injustes qui prévoient l’adoption d’une seule culture obligée par l’état, fait que l’agriculteur n’a plus le droit de disposer de son sol comme il l’entend. Il n’a plus droit non plus de recourir aux pratiques d’agriculture par des cultures diversifiées héritées des ancêtres quand il s’agit de lutter contre les disettes, car ce n’est pas autorisé. Le comble, l’état ne prévoit aucune méthode de substitution quand il faut lutter contre les disettes. Ces lois injustes provoquent la famine et la sous alimentation du bas peuple qui ne dispose plus de pouvoir d’achat. Les cultures obligatoires profitent seulement à quelques riches qui ont les capacités d’acheter différentes denrées alimentaires, et qui sont ainsi les privilégiés pour bénéficier d’une alimentation variée. Au moment où le bas peuple croupit dans cette misère, la classe des dirigeants est quant à elle bien rôtie. Tandis que les enfants des pauvres souffrent de la malnutrition, la classe des dirigeants s’engraisse et ils ne craignent même pas de le proclamer publiquement que leurs enfants manger à leur faim tandis que les enfants du bas peuple souffrent de la malnutrition.
    2. Deux poids deux mesures pour les salariés et le petits fonctionnaires par rapport aux salaires des dirigeants de l’état ou des chefs d’entreprises, le profit issu de ces entreprises étant tout accaparé par la clique au pouvoir. La hausse des prix ne fait qu’aggraver la situation des petites gens, et ceci s’aggrave davantage par les grands écarts entre les traitements. Au moment où les petits fonctionnaires se contentent d’un salaire de misère, les hauts cadres de l’état s’accordent des salaires trop gras, ce qui leur permet d’exploiter d’avantages les gens sans moyens..
    3. Deux poids deux mesures pour la justice. Le gouvernement rwandais a ignoré complètement l’un des points fondamentaux sur lesquels se fondent la déclaration universelle des droits de l’homme, à savoir que la justice doit être la même pour tous. On ne le répétera pas assez, au Rwanda, la justice ne s’exerce pas de la même manière pour tout le monde, si jamais il y a encore lieu de parler de justice au Rwanda. Des formes de justice inspirée de la pure barbarie font des sévices contre la population et nombreux sont ceux qui sont séquestrés injustement depuis beaucoup de décennies sous des accusations fausses !
    4. L’état prélève des taxes et des impôts élevés par rapport aux services qu’il offre à la population. La plus grande partie du budget va dans l’achat d’armes et l’entretien de l’armée, alors que les efforts investis dans la réconciliation pour éviter les causes des conflits sont minimes. L’état ne résine pas à recourir à la violence contre le menu peuple par soucis de soigner son image, et ce sont les petites gens qui en paient toujours le prix. L’état investi beaucoup pour soigner les apparences trompeuses, tandis qu’il ne se soucie plus du bien être du bas peuple. Quand il s’agit justement des apparences, le gouvernement recourt aussi souvent aux moyens inhumains. Comme ce phénomène de rasage de tout un quartier habité par les pauvres en plein centre de Kigali, sous prétexte que ce quartier donne une mauvaise image des progrès réalisés, mais le plus malheureux c’est que les expropriées ne furent pas indemnisés suivant le teneur de dommages causés. C’est de même, quand pour parer contre la critique de l’appauvrissement de plus en plus grandissant des campagnes, l’état a détruit les petites huttes des pauvres sans se soucier de la misère dans laquelle vivent les petites gens. Beaucoup d’abus notoires démontrent bien que l’état dilapide les deniers publics dans des activités qui ne vont pas dans le sens du bien être de la population.
    5. Les privatisations à outrance sont un autre fléau qui dénote la volonté de l’état de se foutre de la population. Les entreprises de l’état et mêmes les ressource naturelles (y compris les lacs et les marrais!) sont vendues aux particuliers en liaison avec la caste au pouvoir, et les dividendes tirés des ces privatisations ne servent pas le bien commun.
    6. La corruption est généralisée à tous les niveaux de l’état. Le décalage entre les impôts élevés et la médiocrité des services de l’état en est la preuve tangible de cet état de corruption qui est présente à tous les niveaux de l’administration. Un autre décalage est bien entendu le train de vie somptuaire des hauts cadres de l’état. Les appartements luxueux qui différent trop des habitations du bas peuple, les voitures de fonctions, les déplacements en avion lors des voyages à l’étranger, les coups exorbitants des escortes… Le président en est arrivé même à mettre à sa disposition deux avions de luxe qui coûtent des fortunes et ceci en contradiction flagrante de la pauvreté généralisée du pays. A y ajouter les services pompeux pour le protocole, les gardes rapprochées, des innombrables voyages inutiles des agents de l’état à l’étranger pour des missions dérisoires…Tout ceci est une façon de détourner l’argent du contribuable.
    7. La mise en place des entreprises par l’état et le parti au pouvoir, et ces entreprises ayant des buts obscurs pour organiser par exemple le blanchiment d’argent tiré des exploitations minières dans des pays voisins et ainsi que d’autres activités louches, ce qui complique gravement les relations de bon voisinage avec les pays limitrophes. L’état prétend manquer d’argent pour l’éducation comme ce phénomène d’abolition des bourses d’études pour les jeunes issus du bas peuple, mais les subventions ne manquent pas pour verser aux comptes des entreprises obscures, sous prétexte qu’elles créeraient de l’emploi fictive, ou souvent sans aucun prétexte du tout, sous entendu s’agissant ici des entreprises destinées souvent à doter de moyens au parti au pouvoir pour exploiter d’avantage les nationaux.
    8. Le chômage prononcé et qui pousse une trop grande partie de la jeunesse à errer ou à opter pour l’exode rural pour essayer de s’en sortir en se faisant souvent esclave des entreprises obscures des magnats. En plus, dans les services publics, le népotisme joue un grand rôle quand il s’agit décrocher un emploi. Et même si par chance l’emploi est accordé, des motifs dérisoires sont souvent inventés pour retirer l’emploi aux bénéficiaires pour l’accorder aux personnes de choix, en rapport direct avec la caste au pouvoir. Et le plus grave, l’accord d’un emploi ne devient garanti que quand l’on accepte de prêter un serment d’adhésion au FPR.
    9. Beaucoup de grandes décisions qui touchent la population sont prises sans que le peuple soit consulté, et si jamais il y a consultation lors des élections par exemple, c’est toujours des votes truqués qui sont organisés. Ceci va à l’encontre du principe démocratique qui n’a pas de valeur bien entendu dans le système du FPR.
    10. Toute l’organisation étatique étant issue de la tricherie et du truquage, l’appareil étatique ne fonctionne pratiquement que pour servir les intérêts d’un seul homme à la tête du pouvoir, qui prend soin de distribuer quelques avantages et à volonté aux membres de sa petite clique. C’est ce seul homme qui fait la pluie et le beaux temps dans tous le pays, qui décrète ce qui convient et qui ne convient pas, qui assassine qui il veut quand il veut, qui désigne celui qui peut être laissé en liberté ou jeté en prison, bref qui mène le pays entier à sa guise, selon son humeur.

    Ce sont toutes ces causes essentielles qui justifient le Révolution inéluctable au Rwanda et pour qui tout individu sensé devrait agir pour qu’elle puisse être opérationnelle.

    Heureuses fêtes de Noël et du Nouvel an à tous.

    Théophile.

    -Voir aussi Blogspot:
    Les 10 motifs qui justifient la Révolution inéluctable contre Paul Kagame et le FPR.

    Répondre

  4. Mutuelle de santé

    17 mars, 2011 à 16:39

    Depuis la France, il est difficile de connaître la situation exacte au Rwanda, et dans d’autres pays d’Afrique en ce moment, même la Côte d’Ivoire pourtant au c?ur de l’actualité il y a quelques mois se retrouve balayée aux infos derrière les derniers faits au moyen Orient. Il faut souhaiter que le Rwanda puisse se libérer et vivre en paix et en démocratie sans pour autant en passer par un bain de sang. Plus facile à dire qu’à faire si l’on en croit la situation actuelle en Libye.

    Répondre

Laisser un commentaire

Consulter aussi

Abayobozi ba Ishema Party bazasesekara ku kibuga cy’indege cy’i Kanombe ku wa mbere tariki ya 23 Mutarama 2017

  Itangazo rigenewe abanyamakuru: ICYO TWE TUGAMIJE NI « UKUNGA ABENEGIHUGU NGO DUFAT…