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La politique de gangstérisme. Comment en est-on arrivé jusque là?

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La politique de gangstérisme. Comment en est-on arrivé jusque là?

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Eh oui! Ce n’est plus un secret pour personne. La manière dont notre pays le Rwanda est dirigé, s’apparente bien à celle d’une bande. Pas n’importe quelle bande. Une bande prête à tout, si on peut le dire ainsi, quand il est question de sauvegarder les intérêts de quelques individus seulement qui croient régir sur toute la vie nationale, en imposant leur volonté par la violence, puis asservissant et appauvrissant le reste de la population. Certains préfèrent parler d’une clique au pouvoir, afin d’éviter le terme « bande », qui pourtant  décrit bien ce que le Rwanda est en train de subir. Mais à vrai dire, les méthodes sont bel et bien celles d’une bande de malfaiteurs.

 

Politique de gang, politique d’exclusion.

 

Comment en arrive-t-on à former une bande et puis faire imposer à une population ses méthodes? Ce phénomène n’est pas facile à expliquer, sinon que le concours des circonstances font découvrir à certains individus le secret de la violence. Selon plusieurs auteurs, la circonstance peut être une réalité comme la guerre, où des sans lois y participeraient en mercenariat. Ces individus sans aucun sens moral en arrivent à constater comment il est plus facile de gagner les biens d’autrui par la violence, surtout quand il s’agit de la violence sur les civils désarmés. Le butin aussi facilement conquis peut amener certaines gens à penser qu’il y a moyen d’organiser la vie nationale de cette manière, où la participation aux razzias peut aussi traduire la volonté de survie! Ayant en conscience que la plupart des gens préfèrent la paix à la violence, ils se rendent compte qu’il est facile de dominer sur les autres, quand ceux-ci veulent leur tranquillité à tout prix. Aussi la guerre et la violence deviennent-elles un but en soi pour certains groupes humains.

Delà pourrait naître une fausse philosophie, c’est-à-dire un mode de pensée vicieux qui aliène petit à petit les populations. Autant les tenants de la bande abusent leur expérience dans l’art de la violence pour vivre aux dépens des autres, autant le reste de la population qui n’en peut plus essaie de rester en bonne grâce avec ses exploitants. L’aliénation deviendra si forte qu’une situation de clientélisme qui s’en suit fait que personne n’ait l’assurance de mener à terme ses activités, ou garder pour longtemps l’espérance de survie. Personne ne dispose plus de sa vie, tant le tout se trouve dans les griffes du gang. D’aucun préfèrent parler actuellement, dans le cas du Rwanda, de la méthode « chewing-gum ». Cela veut dire que vous vous trouvez pris dans les griffes du gang, de telle sorte que vous êtes tout préparés pour l’exploitation. Et quand vous êtes fini, c’est a dire vous avez rempli le rôle pour lequel on voulait vous exploiter, on vous lâche comme n’ayant été qu’un simple objet sans valeur. Les seuls individus valables, sont ceux qui ont pu faire preuve de plus de zèle dans l’exploitation des autres. Mais au fait, personne n’est sûr de rester pour de bon dans les grâces des chefs, puisque les dissensions internes, les complots, les contrôles mutuels, c’est monnaie courante dans les gangs. Le partage est toujours calculé selon l’importance du butin et le rôle joué dans son obtention, mais c’est toujours les chefs qui se réservent la part du lion, laissant des miettes à leurs instruments, et le reste n’a pas d’importance. Le partage n’est jamais équitable, puisqu’il n’ y a pas de notion de justice distributive, la notion de justice étant elle même inconnue dans le gang. La seule justice acceptable, est celle qui va dans les intérêts de la bande.

 

Où l’esprit communautaire n’a plus de sens!

 

Une étrange coutume vient de s’installer au Rwanda depuis qu’un nouveau régime est entré au pouvoir en 1994, et cette coutume fait que la majorité de la population se sente exclue de la vie nationale. Plusieurs prétextes sont avancés pour justifier cette exclusion et le génocide des tutsi se place toujours au centre. Afin de renforcer cette exclusion, la notion de génocide est étendue le plus loin possible sur la population rwandaise. Ainsi on ne cesse d’inventer les nouvelles situations par lesquelles le crime de génocide s’étendrait sur le plus grand nombre possible. Celui qui n’est pas directement coupable de génocide aurait en soi son idéologie. Celui qui serait né après le génocide, serait né déjà dans son esprit. Celui qui n’a rien à faire avec le génocide serait son négativiste ou bien son révisionniste… Au fait, le crime de génocide pourrait s’étendre sur toute la population rwandaise, y compris même les victimes du génocide, puisque parmi eux il ne peut pas manquer les « révisionnistes »(ceux qui désapprouvent la politique du gang). Les seules personnes à ne pas être inquiétées sont les membres de la clique au pouvoir, pourtant principaux instigateurs des massacres qui se sont abattus sur la population, ainsi que leurs instruments qui leurs servent de « chewing-gum », en attendant leur tour tout d’être rejetés. Les « germes du génocide » mêmes longtemps disparus par le contact avec le pouvoir, peuvent réapparaître tout le temps avec la perte de la saveur!

Toute la masse de la population qui reste derrière n’a aucune importance, d’autant plus qu’il n’y rien à exploiter la bas, à part quelques individus exploités dans les « travaux d’intérêt général »(les Tig comme on a l’habitude d’en entendre parler.)Coupable ou pas, la participation aux « Tig » semble être une faveur, puisque le préalable pour y participer consiste dans l’aveu qu’on est coupable du « génocide ». Vous ne passez pas aux aveux, vous êtes condamné à rester le reste de votre vie en prison. Jamais on n’a vécu tel nombres de prisons ainsi que ses occupants dont une bonne partie clame en vain l’innocence. Vous n’êtes pas dans les intérêts du gang, soit vous disparaissez, soit vous acceptez la prison comme votre dernière demeure sur terre. Vous ne servez pas les intérêts du gang, vous êtes exclus d’office, votre vie n’a d’aucune signification! Par contre, vous servez les intérêts du gang, vous êtes blanchi pour un instant, toute attendant que l’heure vienne où l’on doit vous cracher comme un chewing-gum usé.

 

Pour recouvrer ses droits, le peuple doit éviter l’attrait des gangs !

 

L’on ne saura peut-être jamais ce qui continue de faire en sorte que certains individus se sentent attirés par cette façon bizarre de mener les affaires du pays. On pourrait supposer que beaucoup se sentent attirés par cette façon de gagner la vie facilement aux dépens des autres, où ne fut ce qu’un geste de terreur suffit pour faire fléchir le reste de la population. Evidemment les offres ne manquent pour faire courir aux gens le risque de travailler au service de la clique au pouvoir au Rwanda. Il suffit de penser aux propositions faites par le gouvernement de rémunérer dans les millions les hauts cadres de l’état, au moment où le reste de la population n’a plus de quoi subsister. Ainsi il devient facile d’accepter les postes proposés, comme ceux des ministres, des députés ou de sénateurs, où l’on peut se permettre de vivre dans l’opulence, là où le reste de la population croupit dans une misère indescriptible. Tout en bénéficiant de ces privilèges, il devient plus facile de faire exécuter les ordres du puissant au désavantage de la population entière.

Ce ne sont pas seulement les offres et d’autres avantages intéressants que les membres de la clique proposent aux individus pour agir contre leurs semblables, mais il y a aussi une certaine fascination que les chefs de gangs exercent sur les gens. Il y a par exemples l’organisation des situations sensationnelles qui, au fait, ont comme but de manipuler la population et lui faire oublier qu’elle est en train de souffrir à cause des mêmes tenants du pouvoir. Ceux-ci feront en sorte que certaines villes du Rwanda soient manifestement ornées d’un certain éclat extérieur (ce que l’on nomme la construction du pays!). Il y aura aussi l’organisation des festivités, et puis la présentation des certains individus, même des coupables de grands crimes, comme étant des héros nationaux. En trompant ainsi l’opinion, ils donnent l’impression qu’ils accomplissent des actes d’éclat,  qui font oublier même les massacres des masses de la population à grande échelle. Ils expliqueront  au même peuple que la fin justifie les moyens, qu’ils auraient massacré des masses populaires pour libérer le Rwanda (de quoi?), qu’on a arrêté le génocide (Cela étonnerait plus d’un!) et j’en passe. C’est ainsi qu’une foule ignorante et sans préparation accepte des discours vides et pleins de vantardises. Cette admiration forcée fait que le peuple puisse accepter sa misère avec résignation. Bien entendu  ces hypocrites feront aussi en sorte que le liberté d’expression soit muselée, ainsi il n’a y aura pas d’autre source où le peuple ignorant puisse trouver l’information à propos de son sort.

Quand la politique s’écarte toujours d’avantage de la morale et qu’elle prône l’exclusion du peuple pour faire profiter le bien commun à une infime partie de la population, c’est que les choses doivent absolument changer. Comment prétendre agir au nom du peuple et agir à même temps contre le même peuple! D’où tirent seulement certains Rwandais cette conception fausse de faire de la politique?

 Il y en a qui prétendent que le tout viendrait de fausses traditions. Celles-ci feraient que le Rwanda ait toujours voulu survivre grâce à des conquêtes et des razzias. Cependant, le temps actuels ne peut pas permettre certaines coutumes abjectes. S’il n’ y a pas de renoncement à certaines méthodes semblables au banditisme et qui visent en fait l’enrichissement de certains individus au détriment des populations entières, l’avenir du pays s’annonce encore plus sombre. Nombreux sont ceux qui sont actuellement imprégnés d’une autre culture qui privilégie le bien du peuple entier, et qui donne l’amour du peuple comme préalable de l’exercice d’une fonction pu plique. Regarder le rôle politique comme le dévouement pour le salut du reste de la population, c’est cela l’avenir du monde. Jamais l’égoïsme de quelques individus n’a porté de fruits, d’où il faudrait envisager d’autres méthodes de gouvernement que celles qui s’apparentent au gangstérisme. C’est un droit inaliénable pour le peuple d’avoir des dirigeants qui agissent dans le sens de son intérêt, et il y en a beaucoup de personnes de bonne volonté et qui soient bien prêts d’exercer ce rôle. En attendant les jours meilleurs, encore faudra-t-il pouvoir amener ceux qui agissent en mercenaires d’accepter le nouvel ordre!

 

Théophile.

Est-ce que le MDPR ( parti dissout en l'an 2013), aura joue un role, si minime qu'il soit, dans la comprehension du probleme rwandais et dans l'avancement pour la recherche des solutions? C'est a chacun de juger. De toutes facons, notre action n'aura pas tout a fait passe inapercu! Sans politique ou en politique, nous continuerons a lutter pour la liberte, la verite et la reconciliation, ainsi que pour l'instauration d'un etat de droit au Rwanda. Selon Sylmpedia: "Mouvement Démocratique du Peuple pour la Réconciliation (MDPR- INTIGANDA) Drapeau du MDPR Fondé le 13 Décembre 2009 par l’Abbé Théophile Murengerantwari. Ancien "titulaire" de l’Evêché de Cyangugu, exilé en Allemagne ou il a basé son mouvement issu d’une scission avec le RMC. Il soutient le retour du Roi Kigeri V et un nouveau référendum sur la question de la restauration de la monarchie. Il s’est prononcé en faveur la candidate Victoire Ingabire Umuhoza, leader du Front Démocratique Unifié (actuellement mise en résidence surveillée pour tentative de déstabilisation du pays et négation du génocide depuis Avril 2010) qui n’a pu participer à l’élection pluraliste du 9 Août 2010. Très actif, le MDPR émet régulièrement des communiqués sur son site et participe à des manifestations contre le gouvernement rwandais du Président Kagamé." http://www.sylmpedia.fr/index.php/Parti_royaliste_Rwandais

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