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Cinq millions de morts sur le « compte »!

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Cinq millions de morts sur le « compte »!

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Comme si faire tuer les multitudes était signe d’héroïsme?

 

« J’ai viens de créer cinq mille sourires dans le monde entier. »Ainsi s’écriait un retraité médecin européen, qui fêtait récemment sa cinq millième bouche recousue chez un petit africain né avec un bec-de-lièvre. La fissure au niveau de la bouche ne rendait pas les petits nés avec l’handicap seulement laids, mais aussi le sentiment de ne pas se sentir comme les autres êtres humains les rendait parfois malheureux. Les enfants deviennent d’abord souvent la risée de leurs petits camarades, mais aussi les parents se sentaient parfois frustrés, parce qu’ils croyaient avoir mis des monstres au monde, ce qui ne facilitait pas du tout l’acceptation de l’handicap chez les enfants. Et pourtant, le bec-de-lièvre est une petite malformation que les médecins sont capables aujourd’hui de réparer par quelques opérations relevant de la chirurgie plastique. C’est ce que le vieux médecin vient de réaliser, en profitant du temps que lui offre sa retraite. Ce temps est exploité en opérant des becs-de-lièvre. A chaque réussite de l’opération, la constatation est la même. Le petit peut déjà sourire, ce qui était pratiquement impossible auparavant. D’abord la malformation ne le lui permettait pas, et puis la souffrance intérieure due à son rejet par les autres ne pouvait le lui permettre, même s’il le voulait. L’entourage, et aussi les parents, pensait déjà à la malédiction des dieux manifestée dans leurs enfants. Et si le médecin européen vient d’opérer cinq mille becs-de-lièvre, et ainsi de faire recouvrir du sourire à cinq mille petits enfants, on pourrait bien imaginer que, à compter l’entourage des petits, le médecin vient de créer cinq mille sourire fois dix, cent, et peut être mille, à considérer tout ce monde que le petit aurait pu rencontrer au cours de sa vie. En tout, au moins cinq millions de personnes qui ne croiraient plus en la malédiction par le fait d’être né avec le bec-de-lièvre. Voilà comment un seul homme peut mettre ses capacités aux service de l’humanité, et créer ce que les autres croyaient comme étant invraisemblable, un miracle pour ainsi dire. Exactement le contraire de ce qui se passe souvent chez la personne antithèse de quelqu’un de bien. Actuellement on parle de cinq millions de morts dans notre région des grands lacs. Cette catastrophe n’est pas tombée droit du ciel. Elle fut provoquée par quelques personnes, être humains comme nous, mais dont les agissements néfastes suffisent pour créer une spirale de violence qui emporte les multitudes en un laps de temps. On ne saura pas peut-être  ce qui pousserait certains individus à inventer les actions qui emportent les vies humaines, alors que beaucoup d’exemples des personnes engagées prouvent plutôt que des sourires des multitudes peuvent être rétablis. Quel intérêt y a-t-il à provoquer l’angoisse, la terreur, la peur dans les foules, au moment ou il est possible d’y créer la paix, la concorde et la tranquillité? Evidemment tout dépend de l’esprit qui anime les différents acteurs des tous ces phénomènes, et nous pouvons partir de là pour mener notre réflexion d’aujourd’hui.

 

La soif du pouvoir, une réelle calamité!

 

Dans notre région des grands lacs, et particulièrement au Rwanda, une véritable soif vient de s’installer et c’est une soit difficile à assouvir. C’est évidemment la soif du pouvoir, avec tous les égoïsmes qui l’accompagnent. On dirait que les dirigeants au Rwanda ne connaissent plus le sens d’autorité, c’est-à-dire l’exercice responsable du pouvoir. Celui-ci est devenu un but en soi, une manière de conquérir les biens appartenant aux autres, en quelque sorte une manière d’exercer sur eux la domination. Ainsi semer la peur et l’angoisse est devenu un instrument de cette domination.

 Avec cette situation imposée, la population au Rwanda vit dans une ambiance où il est difficile de trouver un vrai sourire. Les problèmes restent en suspens, mal gérés, étant donné que les conflits sont entretenus à volonté. Les discours des dirigeants ne comportent jamais des paroles rassurantes. Toujours semer la peur, la propager partout, c’est cela la coupe sur laquelle la population est obligée de boire, qu’elle le veuille ou non. La vraie soif reconnue est la soif du pouvoir, tandis ce que celle de paix et de justice est ignorée tout court. Les gens sont tenus à « cacher leurs sentiments dans les armoires », c’est le mot d’ordre. Souffrir, et puis faire comme si l’on ne sentait rien, voilà l’étrange philosophie du pouvoir au Rwanda. Seuls quelques privilégiés ont le droit de manifester ce qu’ils ressentent, et parfois même condamner les autres injustement, afin d’assouvir leur propre soif du pouvoir!

 Cet égoïsme institué par le pouvoir en place trouve du soutien de par le monde entier. Tous ceux qui veulent puiser des intérêts égoïstes de la région des grands lacs sont disposés à soutenir cette politique d’aliénation. Aussi longtemps que leurs propres peuples ne seront pas touchés par cette calamité des mille collines, aussi longtemps que la sécurité de leurs propres populations ne sera pas menacée, les grandes puissances assisteront avec complaisance à la politique de la mort instaurée chez nous!

Cependant la situation a trop duré. Les peuples des grands lacs se rendent compte que le temps d’en découdre avec le système maléfique est venu, même s’ils ne savent pas comment s’y prendre. Certains craignent toujours d’entreprendre quelque chose pour redonner du goût à la vie dans notre pays. Mais la manipulation bien menée essaie de créer toujours des motifs de dissuasion. Le premier motif présenté c’est que un peuple désigné comme coupable d’un « génocide » ne devrait pas avoir droit aux prérogatives de liberté comme  les autres peuples. Ainsi les manipulateurs veulent coller un crime de génocide sur tout un peuple, ce qui ne correspond pas évidemment à la réalité. Et puis, plus grave encore, ces manipulateurs essaient d’écarter toutes les voies pour établir l’échelle des responsabilités dans le génocide. Ils savent que si la vérité venait à éclater, ils seraient cuits, puisqu’ils seraient désignés comme les principaux instigateurs de ce génocide. Aussi la voie de la vérité devient-elle écartée pour privilégier le mensonge. Néanmoins, plus le mensonge monte en puissance, plus une grande soif de la vérité monte en flèche dans la population. Nombreux sont ceux qui écrivent, disent même à haute voix que les choses devraient changer, mais les assoiffés du pouvoir font comme toujours sourde oreille. Evidemment ce bras de fer qu’oppose les assoiffés du pouvoir aux assoiffés de la vérité ne présage rien d’autre que le sang. Le versement du sang, voilà ce qui est toujours bienvenu pour les usurpateurs du pouvoir, puisque leur ligne de conduite ira toujours dans le sens de semer la mort et la désolation. Les assoiffés de la vérité se laisseront-ils toujours intimider par ceux qui bravent le sang comme la solution, au lieu d’adopter la voie de la paix et la concorde au pays?

 

La force  de vaincre, nous l’avons en nous même!

 

Quel est le but de la manipulation? C’est de contraindre les gens à adopter le mensonge et considérer celui-ci comme étant la vérité même. Et cette vérité dépravée aura toujours ses conséquences. La vie perdra toujours de son sens. Au pays du mensonge, c’est le peuple qui est tenu à assumer toujours les effets des erreurs des dirigeants. Les conflits sans fins sont d’ailleurs un signe que le peuple ne vit plus paisible. Notre pays est devenu un monde où les conflits sont devenus le quotidien. Pour ceux qui restent au pays, ils sont obligés de vivre ces conflits intérieurement. Il est en permanence question des idéologies génocidaires, des arrestations et des emprisonnements, des disputes et des discussions sans fin, des accusations mutuelles dans les Gacaca, des injustices selon qu’on est rescapé du génocide ou qu’on ne l’est pas, selon qu’on est venu d’Ouganda ou d’ailleurs… Toutes ces questions ne sont pas débattues dans la transparence, puisque un parti s’est attribué la charge de contrôler tout ce qui concerne la vie au Rwanda. Notre pays est l’un de ces terres où la vie est devenue fade, et cette situation déplorable se traduit par les efforts de la diaspora d’essayer de trouver les solutions, mais avec les difficultés évidentes, étant donné que les campagnes d’intoxication et de manipulation sont organisées aussi en dehors du Rwanda. Mais, malgré tout, et c’est le temps de l’affirmer plus que jamais aujourd’hui, la force du changement se trouve en nous, et nous n’avons qu’à l’utiliser. Sinon il serait inconcevable que les gens continuent à croire à l’efficacité du mensonge et de la manipulation, et ainsi désarçonner leurs capacités de pouvoir donner à la vie du sens dans notre pays.

L’histoire nous a prouvé à maintes reprises que la seule volonté du changement ne suffit pas, aussi longtemps que l’on n’a pas encore pris l’engagement de mettre cette volonté en pratique. La force pour rendre la vie meilleure pour les citoyens, nous l’avons en nous. Comme ce médecin qui n’a pas regardé ses faiblesses d’âge et qui s’est engagé à user le temps de sa retraite pour distribuer des sourires aux enfants, cela devrait aussi être l’exemple pour nous autres. Les Rwandais ont différentes capacités, différents niveaux de formation et des expériences obtenues des multiples contrées. Ceci constitue un atout pour pouvoir opérer des changements valables. Mais le fléau qui nous frappe est aussi celui de la dispersion des forces. Des motifs qui ne devraient pas prédominer par rapport à l’enjeu, ne devraient plus diviser les Rwandais. Mais malheureusement les divisions règnent toujours, et l’oppresseur du peuple ne l’ignore pas et il agit dans le sens de diviser davantage. L’handicap qui en découle défavorise davantage le peuple rwandais. Beaucoup d’énergie mais éparpillé ne  peut servir à rien. Tandis que peu d’énergie mais bien canalisé, peut opérer des miracles. C’est aux Rwandais de juger, et puis se décider en fonctions de la situation dans laquelle se trouve le peuple, s’ils vont ou non pouvoir enfin canaliser l’énergie. Ce n’est que la seule voie de s’en sortir. Si la canalisation des énergies disponibles pouvait avoir lieu, on ne tarderait pas à observer les résultats satisfaisants dus à l’efficacité de l’action menée.

 

Théophile.

Theo

Est-ce que le MDPR ( parti dissout en l'an 2013), aura joue un role, si minime qu'il soit, dans la comprehension du probleme rwandais et dans l'avancement pour la recherche des solutions? C'est a chacun de juger. De toutes facons, notre action n'aura pas tout a fait passe inapercu! Sans politique ou en politique, nous continuerons a lutter pour la liberte, la verite et la reconciliation, ainsi que pour l'instauration d'un etat de droit au Rwanda. Selon Sylmpedia: "Mouvement Démocratique du Peuple pour la Réconciliation (MDPR- INTIGANDA) Drapeau du MDPR Fondé le 13 Décembre 2009 par l’Abbé Théophile Murengerantwari. Ancien "titulaire" de l’Evêché de Cyangugu, exilé en Allemagne ou il a basé son mouvement issu d’une scission avec le RMC. Il soutient le retour du Roi Kigeri V et un nouveau référendum sur la question de la restauration de la monarchie. Il s’est prononcé en faveur la candidate Victoire Ingabire Umuhoza, leader du Front Démocratique Unifié (actuellement mise en résidence surveillée pour tentative de déstabilisation du pays et négation du génocide depuis Avril 2010) qui n’a pu participer à l’élection pluraliste du 9 Août 2010. Très actif, le MDPR émet régulièrement des communiqués sur son site et participe à des manifestations contre le gouvernement rwandais du Président Kagamé." http://www.sylmpedia.fr/index.php/Parti_royaliste_Rwandais

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