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Le Rwanda contre le principe d’égalité devant la loi!

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Le Rwanda contre le principe d’égalité devant la loi!

Le Rwanda contre le principe d’égalité devant la loi! RTEmagicC_gusya_kaga.jpgL’illustration de Flavien Lizinde (FlavLiz): “Politiki yacu izi gusya” (”notre politique de broiement”), s’inspire du discours du Président Paul Kagame prononcé à Bwisige (Byumba) le 31 mars 2003, qui avait promis aux Rwandais, et surtout aux réfugiés et opposants rwandais (exilés), de les “blesser” (”gukomeretsa“) et de les “broyer” (”gusya“) comme les grains de maïs ou de sorgho.

 

(Caricature tirée du site www.musabyimana.be)

 

Que signifie, à proprement parler, la modernité? N’est-ce pas la mise en pratique des principes modernes en faveur des droits de l’homme? Qu‘entendons-nous cependant dans les discours avec lesquels nos dirigeants nous rabattent les oreilles quotidiennement? N’est-ce pas que le Rwanda veut marquer un pas sur le chemin de la modernité? Mais de quelle modernité s’agit-il pour les tenants des destinées de ne notre pays? Ce sont les questions que se posent les observateurs de ce qui se passe chez nous! Quel est le genre de doctrine qui est à la base de l’idéologie du pouvoir actuel au Rwanda? Beaucoup répondront que nous sommes sous le régime du socialisme extrémiste, mais à regarder le dédain pur et simple de tout ce qui concerne la justice sociale pour développer plutôt un genre de capitalisme extrêmement égoïste, certains iront à affirmer que nous ne sommes que sous le régime du fascisme tout court, vu le développement du nationalisme et du patriotisme tout à fait déplacé. C’est quoi, au fait, le genre du régime qui fait la pluie et le beau temps au Rwanda et dans la région des grands lacs? Il y en a qui diront que nous nous trouvons en présence d’un féodalisme quelque peu modernisé, se qui ne s’éloigne pas effectivement de la réalité.

 Beaucoup de signes concourent pour montrer que le système politique au Rwanda actuel s’inspire bel et bien de la féodalité traditionnelle, où une dynastie tient dans ses mains, et à elle seule, les rênes du pouvoir. Le peuple, dans un tel scénario, ne compte pas. Les seigneurs ont en tout et partout le monopole de décisions pour tout ce qui concerne la destinée de la nation. C’est ce que, en tout cas, les responsables ne cessent pas de proclamer publiquement, et le peuple est tenu à accepter le monopole de ce qu‘ils considèrent comme leur vérité! Nous sommes plutôt habitué à écouter les discours du genre: “J’ai vu un troupeau de vaches, mais jamais je n’ai vu un troupeau de chiens!” N’est-ce pas encore en signe que le peuple ne compte pas du tout pour nos dirigeants actuels? Ou bien encore les déclarations du genre: “Vous le peuple, vous êtes de bons sujets, vous ne posez aucun problème. Le problème, on le trouve dans l’élite, les gens avec lesquels je m’assois…” Et puis enfin, pour finir: “Le chemin que nous avons adopté pour progresser, rien au monde ne pourra y apporter un moindre changement. Celui qui s’aventurera à proposer une alternative, s’exposera au risque d’être blessé… Les moyens pour blesser, nous en avons en abondance et en quantité insoupçonnée,… Plus encore, nous possédons une machine à broyer…!” ( Cfr. un certain discours à Bwisige-Byumba).

Et pourtant, il se fait que notre pays se trouve parmi ceux qui ont ratifié le protocole de l’ONU et qui proclame dans son préambule que tous les hommes sont égaux devant la loi! Est-ce l’égalité devant la loi, ce fait d’infantiliser le peuple? En quoi rime ce déni des libertés de base,  y compris les libertés d’opinion et de conscience? Avec cette étrange mentalité, il est bien évident que l’engagement sur la voie de la modernité au Rwanda est une vérité pourtant fallacieuse, pour ne pas dire que c’est un pur mensonge. Sinon comment affirmer qu’il n’ y a pas d’autre alternative que celle de vivre en éternels conflits, en guerres sans fin! Et puis, le comble, ne pas se soucier de la misère qui frappe la population dans les campagnes. L’égalité des chances a été jetée depuis longtemps dans les oubliettes, la vie au Rwanda devenant par conséquent bien précaire!

 

Le mensonge au lieu de la vérité!

 

Il n’est plus à démontrer que le pouvoir au Rwanda privilégie le mensonge plus que d’autres formes de manipulation afin de s’éterniser. Est-ce à dire que ce sont les conséquences du génocide qui obligent à utiliser le mensonge comme instrument de domination? Non, bien entendu! Si le but de tenants du pouvoir était réellement de préserver le peuple contre le génocide, il n’ y aurait pas besoin de recourir au mensonge. Le mensonge du pouvoir cache toujours des visées machiavéliques, plutôt que la recherche du bien des citoyens. Pourquoi devrait-on être obligé de voiler la vérité, si réellement on voudrait agir pour le bien des rescapés du génocide?

Depuis 1990, le début de la conquête du pouvoir par les rebelles, devenus désormais les maîtres du Rwanda, on assiste à une campagne de mensonge bien menée. L’histoire devient falsifiée à volonté et on présente les situations contrairement à ce qu’elles sont réellement. Cette conquête fut menée par le sacrifice des vies humaines. Les civils innocents furent éliminés systématiquement. La manipulation ira jusqu’à entretenir le haine dans la population. Il ne faut pas oublier que ce sont les exactions et l’incitation à la haine qui conduit au pire, au génocide. Mais on veut toujours présenter la réalité autrement. On voudrait faire accepter que les populations entières fussent éliminées dans le cadre de la lutte contre le génocide. Et ces exactions ont débuté avant que le génocide ne commence. Et pour la justification, on veut toujours présenter au public qu’en fait le génocide était dans les vues depuis 1959, la date de la révolte du peuple qui voulait se débarrasser du joug féodal. La vérité est ainsi déformée et on l’impose sous cette forme par les armes! 

Dans cette ambiance de déformation de la vérité, les injustices vont bon train contre la catégorie du peuple, où l’accusation fausse de l’idéologie du génocide suffit pour qu‘un homme libre soit jeté arbitrairement en prison ou éliminé tout court. L’injustice est la conséquence logique du mensonge et donc de l’interprétation fausse de l’histoire. Les victimes de cette injustice due aux accusations mensongères sont multiples, mais le monde entier reste disposé à ne pas éprouver aucune compassion envers des êtres humains accusés injustement. C’est ainsi que la multitude souffre actuellement contre les conséquences de cette injustice programmée et que le monde entier s’abstient de réagir. Nombreux sont ceux qui succombent des effets de la faim et la pauvreté et qui ne bénéficient pas du regain de compassion du monde. Nombreux sont ceux qui moisissent ou bien qui meurent dans les prisons mouroirs à cause de cette injustice institutionnalisée.

Pourtant tout le monde est appelé agir pour que tout cela cesse! Mais combien qui se sentent vraiment à mesure de se débarrasser de ces liens du mensonge et capables de combattre contre toutes ces injustices. Croyons nous encore, par hasard, que le bien puisse avoir aussi des effets positifs? Et si oui, qu’est-ce qui contrarie encore l’engagement pour lutter contre les injustices dans notre pays?

 

Nos ancêtres ne nous ont pas légué l’esclavage.

 

Il est dit communément que la vérité nous rendra libre, et nous observons la situation de mensonge institutionnalisé sans réagir! Sommes nous des hommes libres, ou bien nous sommes faits pour l’esclavage? C’est la question que chaque Rwandais devrait en tout cas se poser.

Beaucoup, par naïveté, se réfugient dans une foi maladive en Dieu, et croient peut être que c’est ce Dieu qui pourra à notre place déraciner le mensonge institutionnel dans notre pays! Une telle foi  des sots est à rejeter bien sûr. Ceux qui ont instauré le mensonge dans notre pays ne sont-ils pas, eux, des hommes comme les autres? Et sous quel prétexte le mensonge devrait avoir du succès et pas la vérité? Non, il faut nous détromper. Pour quelqu’un qui n’est pas prêt à agir pour la vérité, même si Dieu lui offrait la liberté sur un plateau d’argent, il ne tarderait pas à la perdre de nouveau.

Si certains individus sont prêts, comme nous l’entendons souvent, à payer cent dollars pour un congolais qui apporte des ossements humains au Rwanda, et notamment un crâne, afin que ces restes collectés soient placés avec les autres dans des musées aménagés et rapportant, ce qui procure de la pérennité au régime de mensonge, pourquoi les gens épris de vérité ne seraient-ils pas disposées à agir dans l’autre sens pour la liberté? Rester tout indifférent en regardant les dégâts que ne cesse de causer le système du mensonge, reviendrait à contribuer à son propre esclavage.

Les Rwandais ne devraient pas se cacher derrière les fausses croyances et se dire que la liberté va se conquérir une fois au ciel. Non, si l’on n’a pas agi pour la liberté afin d’améliorer les conditions des malheureux et des opprimés ici sur terre, il ne faudrait pas se faire des illusions qu’on gagnera mieux au ciel. Le ciel commence ici et maintenant, et il ne se décrochera en aucun cas, aussi longtemps qu’on ne l’a pas gagné en travaillant pour lui, une fois encore en vie. Notre héritage c’est la liberté et l’amour parmi les hommes, et non pas le mensonge et la manipulation.

 

Théophile.

Est-ce que le MDPR ( parti dissout en l'an 2013), aura joue un role, si minime qu'il soit, dans la comprehension du probleme rwandais et dans l'avancement pour la recherche des solutions? C'est a chacun de juger. De toutes facons, notre action n'aura pas tout a fait passe inapercu! Sans politique ou en politique, nous continuerons a lutter pour la liberte, la verite et la reconciliation, ainsi que pour l'instauration d'un etat de droit au Rwanda. Selon Sylmpedia: "Mouvement Démocratique du Peuple pour la Réconciliation (MDPR- INTIGANDA) Drapeau du MDPR Fondé le 13 Décembre 2009 par l’Abbé Théophile Murengerantwari. Ancien "titulaire" de l’Evêché de Cyangugu, exilé en Allemagne ou il a basé son mouvement issu d’une scission avec le RMC. Il soutient le retour du Roi Kigeri V et un nouveau référendum sur la question de la restauration de la monarchie. Il s’est prononcé en faveur la candidate Victoire Ingabire Umuhoza, leader du Front Démocratique Unifié (actuellement mise en résidence surveillée pour tentative de déstabilisation du pays et négation du génocide depuis Avril 2010) qui n’a pu participer à l’élection pluraliste du 9 Août 2010. Très actif, le MDPR émet régulièrement des communiqués sur son site et participe à des manifestations contre le gouvernement rwandais du Président Kagamé." http://www.sylmpedia.fr/index.php/Parti_royaliste_Rwandais

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