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La femme rwandaise: émancipée ou exploitée?

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La femme rwandaise: émancipée ou exploitée?

 

L’on dit communément que le Seigneur Dieu, pour créer la femme, a dû faire des heures supplémentaires, en dehors du temps prévu pour son travail hebdomadaire. Est-ce à dire que Dieu était fatigué quand il façonna le prototype de nos mères,  nos soeurs, voire nos femmes pour certains? Certainement pas! L’éternel a dû éprouver du plaisir en façonnant sa nouvelle créature, puisqu’ il  pouvait y apporter de la perfection en comparaison à l’homme qu’il avait créé le premier. De là déclarer sans confusion que la femme fut le chef-d’oeuvre de la création entière! Dieu dut y mettre de son mieux pour placer dans la femme ce qui manque le plus à l’homme: le sein dans lequel beaucoup d’enfants peuvent séjourner durant les neufs mois de grossesse et puis vivre là bas bien protégés; le dos confortable pouvant supporter l’enfant dans sa première enfance, les seins donnant du lait utile pour la croissance des nourrissons, un coeur toujours prêt à écouter, patienter, pardonner… N’avons donc pas raison d’honorer nos mères qui possèdent aussi bien le secret de notre conception que l’ incomparable amour maternel? Malheur alors à celui qui fait du mal arbitrairement aux gardiennes du grand secret de notre vie, que sont les femmes!

 

Il est très étrange que au lieu d’adopter les éléments de la tradition rwandaise donnant de la place privilégiée pour la femme et surtout pour la mère, nous gardions plutôt les mauvaises éléments qui entachent cette tradition.

 

Et effet, la femme rwandaise bénéficiait dans les traditions d’une grande vénération. Dès que une jeune mère venait de mettre au monde son premier nouveau né, elle était gratifiée d’une couronne maternelle qu’ elle devait porter toute sa vie. Au Rwanda, contrairement à beaucoup des peuples voisins, il était défendu d’exploiter la femme par des durs travaux ou encore moins par des tâches déshonorantes. Nous savons que dans certains peuples africains, les femmes pouvaient travailler comme des bêtes de somme, en accomplissant des durs travaux comme le transport des gros fardeaux sur le dos. Les pratiques abjectes comme les excisions et autres abus étaient impensables dans le Rwanda ancien.

 

Pourtant, au fur et à mesure que le Rwanda fut politiquement organisé, un nouveau statut naquit pour la femme. Le système d’Ubuhake qui a sévi au Rwanda dans des siècles passés, n’a pas manqué d’apporter dans la culture rwandaise des abus contre la femme. Au moment où les hommes s’étaient constitués des sujets des suzerains afin de bénéficier de la protection, le statut des femmes s’était aussi transformé de plus en plus. En effet, la femme de serviteur (Umugaragu) ne valait pas grand chose, n’était pas respectée, et puis en fin de compte, toutes les femmes du Rwanda étaient considérées comme la propriété privée du Roi. Ici entendre, faire d’elles ce qu’il veut et quand il le veut. A coté du système d’Ubugaragu, il s’était développé aussi en parallèle un  système d’Ubuja (la gent féminine constituée de servantes vivant dans les cours des suzerains). Quelque fois les « Abaja » prenaient de l’importance selon également l’importance de la cour où elles sont en service. Mine de rien, ces femmes étaient corvéables à merci, vivant au sein des cours et accomplissant des menus travaux, mais aussi restant au service des maîtres qui pouvaient disposer d’elles comme ils le voulaient. Les Abaja les plus considérées ne jouaient en fait que le rôle de courtisanes.

 

Il devient impensable que ces traditions de courtisanerie et de servitude puissent persister à l’heure que nous sommes, mais c’est la réalité, la femme rwandaise est plus que jamais exploitée! Il devient très étonnant que ceux parmi les occidentaux, imprégnés pourtant de la culture de démocratie, ferment intentionnellement les yeux devant cette forme de servitude nouvelle, comme si posséder  un parlement le plus féminin au monde était synonyme de démocratisation et d’émancipation. A quoi sert un parlement majoritairement féminin, si ses composants féminins sont considérés par le puissant comme des servantes destinées à accomplir ses ordres, mêmes les plus abjects, sans broncher? Est-ce cela un parlement démocratique? Un parlement composées d’ Abaja joue-t-il le rôle de représentation du peule ou bien c’est de la pure comédie? Le plus triste dans cette situation, c’est que ces nouvelles servantes du parlement sont appelées à confirmer d’avantage l’incapacité de leurs maris ou leurs frères. En effet le maître réduisant d’autres hommes à l’incapacité, prouve par le parlement essentiellement féminin, qu’il les préfère aux hommes quand l’accomplissement de ses visées politiques. A vrai dire, le parlement d’ Abaja ne s’opposera à aucun ordre allant en défaveur du bien du pays, les Abaja ne défendront jamais leurs maris, frères et concitoyens frappés par toutes les formes d’injustice! C’est cela l’émancipation et la démocratie à l’africaine pour qui beaucoup d’occidentaux sont en admiration!

 

Le retour aux castes des Abaja n’allait pas être un grand problème en soi, si la femme rwandaise n’était pas utilisée aussi comme instrument dans les besognes dégradantes au service de la politique douteuse. On trouvera les femmes rwandaises dans des missions de séduction de toutes les forces pouvant servir de quelque utilité à la politique de la caste au pouvoir. Toutes les démarches sont permises, y compris l’esclavage sexuel. Beaucoup de personnalités sont abordées de cette façon, et surtout les occidentaux tombent très volontiers dans ce piège leur tendu. Croyant trouver le bonheur dans ces campagnes de charme organisées intentionnellement dans le cadre politique, nombreux de piégés sont prêts à tout: la bassesse, le mensonge…tout devient permis à condition de ne pas décevoir les charmeuses. La femme rwandaise devient ainsi réduite à cette état d’instrument et elle abandonne aussi facilement ses devoirs d’épouse et de mère. Il est aussi connu que dès que les femmes rwandaises échouent  dans leur démarches de séduction pour les fins politiques, il leur est recommandé d’user aussi des moyens forts comme l’empoisonnement des proies. Ainsi les bonnes coutumes deviennent dépravées, la femme rwandaise qui, foncièrement était une défenseur de la vie, tombe de plus en plus dans le servitude, la cupidité, l’intrigue…et se fait souvent complice du crime!

 

Il devient de plus en plus impératif pour les hommes de bonne volonté ayant dans leurs buts de relever le Rwanda, de penser déjà au devoir de correction des moeurs. L’exploitation de l’homme par homme ne devrait plus être de mise en ce 21e siècle. Le Rwanda est l’un des rares pays au monde qui pense encore à asservir son peuple. Et quand cet asservissement touche de façon particulière la femme, il est beaucoup à craindre pour la valeur de la vie dans les temps qui viennent et dans les pays comme le Rwanda.

 

Théophile.

Theo

Est-ce que le MDPR ( parti dissout en l'an 2013), aura joue un role, si minime qu'il soit, dans la comprehension du probleme rwandais et dans l'avancement pour la recherche des solutions? C'est a chacun de juger. De toutes facons, notre action n'aura pas tout a fait passe inapercu! Sans politique ou en politique, nous continuerons a lutter pour la liberte, la verite et la reconciliation, ainsi que pour l'instauration d'un etat de droit au Rwanda. Selon Sylmpedia: "Mouvement Démocratique du Peuple pour la Réconciliation (MDPR- INTIGANDA) Drapeau du MDPR Fondé le 13 Décembre 2009 par l’Abbé Théophile Murengerantwari. Ancien "titulaire" de l’Evêché de Cyangugu, exilé en Allemagne ou il a basé son mouvement issu d’une scission avec le RMC. Il soutient le retour du Roi Kigeri V et un nouveau référendum sur la question de la restauration de la monarchie. Il s’est prononcé en faveur la candidate Victoire Ingabire Umuhoza, leader du Front Démocratique Unifié (actuellement mise en résidence surveillée pour tentative de déstabilisation du pays et négation du génocide depuis Avril 2010) qui n’a pu participer à l’élection pluraliste du 9 Août 2010. Très actif, le MDPR émet régulièrement des communiqués sur son site et participe à des manifestations contre le gouvernement rwandais du Président Kagamé." http://www.sylmpedia.fr/index.php/Parti_royaliste_Rwandais

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