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L’efficacité du mal! Nombreux sont des rwandais qui y croient de plus en plus.

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L’efficacité du mal! Nombreux sont des rwandais qui y croient de plus en plus.

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Sous prétexte qu’une partie de la population s’est livrée à des massacres odieux, est-il permis d’ériger un système asservissant et qui maintient tout un peuple sous le joug d’une injustice criante? La réponse est Non bien sûr! Les tenants du système injuste qui frappe aujourd’hui toute une partie de la population n’ont aucun motif justificatif pour instaurer un système de servage au 21 siècle. S’il devient impératif pour quelques groupes de personnes d’ infliger à un autre groupe humain l’esclavage à la suite d’une faute- considérée comme un péché commun, pourtant commis par des individus-, la raison de l’injustice mise en vigueur n’est pas à chercher du coté de la faute commise, mais bel et bien du coté d’une idéologie asservissante qui remonte de la nuit des temps. Malheureusement dans notre Rwanda, toute une génération vient d’être marquée par la tolérance d’une injustice institutionnalisé e, et qui prend pour prétexte le seul génocide reconnu et perpétré contre les tutsi du Rwanda en 1994. Ce Génocide donne un alibi pour instaurer un système qui privilégie le règne de l’iniquité, du monopole et du rejet de tout principe de démocratie. Et puis, le plus choquant, c’est qu’un nombre de plus plus croissant des compatriotes continuent à prendre cette situation comme une fatalité, où les uns tombent dans le piège de résiliation, en déclarant que le peuple a des dirigeants qu’il mérite, sûrement en vue de tranquilliser une peu leur conscience qui leur reproche ce laisser-faire.

L’incrédulité que la vie en Afrique puisse prendre du sens!

Nombreux sont des rwandais, actuellement, qui croient qu’après les catastrophes qu’à connues beaucoup de pays africains, et notamment le Rwanda, la vie puisse prendre encore du sens. L’ombre de la mort plane si fort sur le pays des milles collines qu’il est devenu quasi impossible de croire qu’un système pourrait contribuer encore à rendre à la vie sa valeur. Beaucoup de compatriotes sont devenus un peu comme des « Thomas », ils ont du mal à reconnaître que de la puissance de la mort puisse naître encore une vie normale! Ils sont avides des preuves tangibles que les choses puissent encore redémarrer normalement. Ils ont besoin d’expérimenter d’abord quelque chose dont ils ne trouvent pas la force d’aborder eux mêmes. Le mal a tellement frappé ces dernières années, que le bien semble avoir fait preuve de sa faiblesse. La mal semble avoir triomphé depuis longtemps sur le bien. Quoi de plus normal donc si des innocents doivent croupir dans des geôles des décennies durant, d’autres assassinés ou exilés à cause de leurs positions politiques! Ne doit-on pas accepter le sort quand il frappe, car il n’a cessé de frapper? Tant que le bien s’est démontré assez inefficace, mieux vaudrait peut être accepter la puissance manifeste du mal, en profiter au maximum, avant que l’on soit soi même frappé le moment venu! C’est le sort, c’est la fatum, on y peut rien! Telles sont les pensées que l’on constate actuellement dans beaucoup de groupes de rwandais!

La fuite devant les responsabilité s.

L’un des fléaux qui sévissent actuellement dans notre pays, ce n’est pas seulemet une injustice institutionnalisé e, c’est plutôt, et surtout, la fuite devant les responsabilité s. Beaucoup de personnes éclairées, les intellectuels au premier plan, sont se sont adonnés à cette croyance morbide du « Fatum ». Ils sont les premiers à défendre le statu quo, à prôner la construction du pays qui s’opère sur des fondations sableuses. Il y a plusieurs raisons qui les poussent à cette résignation. La première raison est la position des puissances étrangères qui profitent de ce chaos pour exercer leur hégémonie.

En effet, ces les puissances étrangères  sont les premiers à encourager le désordre au Rwanda. Elles sont toujours prêtes à encourager les dirigeants mécréants à aller de l’avant, décernant ici et là des diplômes et des médailles de bonne gouvernance aux systèmes en place. Pour les puissances, que cinq millions de vies d’africains soient emportés dans ce tourbillon du mal, ce n’est pas un problème majeur. L’on diraient que les pertes en vies humaines ne comptent pas quand il s’agit d’africains! C’est ainsi qu’on entend ici et là des éloges de ces puissances à l’endroit des dirigeants. Les américains sont disposés à toujours renforcer la puissance de frappe, en multipliant leurs dons en armes. Les responsables américains ne dédaignent pas de louer, par moment, ce pas franchi à l’aide des leurs armes. Ils multiplient des louanges de cette puissance de frappe qui asservit davantage les peuples et facilite l’intégration de leur idéologie de conquête. Les britanniques les plus célèbres se constituent des conseillers des systèmes répressifs. Les belges s’agenouillent devant les dirigeants criminels reconnus. La diplomatie française ne recherche que la bonne entente avec le crime organisé, et malgré les bavures et les échecs, les français persistent sur cette voie de collaboration. On dirait qu’il y a une terre promise en Afrique centrale pour ces puissances. Devant cet état de choses, mêmes les intellectuels rwandais sont prêts à déraisonner. C’est le « Fatum! »

Cette croyance dans la puissance du sort semble pour beaucoup,  même ceux aux capacités d’agir pour le bien du peuple, ne pas provenir d’une puissance humaine. C’est comme s’il y avait une main extra terrestre terrible qu’il ne faut pas déranger en s’engageant pour le bien. Les têtes pensantes ont fait le choix de ne plus fonctionner. C’est plus utile pour la santé! Autant que les droits de se rassembler pour chercher ensemble la voie de sortie sont prohibés, autant il faut se méfier les uns des autres. Tout le monde craint tout le monde, tout le monde accuse tout le monde. Les églises chrétiennes ont opté pour cette résignation également. C’est important pour la santé. Celui qui ne résine pas à assassiner des évêques sans suite, aurait peut être une puissance magique dont il faut se méfier! Celui qui ose émettre une observation est souvent traité de tous les noms: négationniste, révisionniste où tout simplement celui qui se sert d’une institution comme arrière garde pour s’adonner à son « …isme »… Les termes sont devenus prolifiques pour désigner tout élément indésirable au système, afin de décourager toute initiative positive!

Le pardon devenu comme un péché!

Ces derniers temps, on vient d’assister à un phénomène d’initiatives personnelles, où certaines gens commencent à se rendre compte que des situations de tension entretenues dans le pays depuis une quinzaine d’années ne peut plus durer. Ces personnes, comme par une sorte d’inspiration, viennent de constater que le pardon mutuel s’avère être de plus plus incontournable si l’on veut réellement construire quelque chose de nouveaux.

L’on pourrait penser que cela relève du miracle, si un rescapé du génocide s’engage sur cette voie du pardon, alors qu’aucune force ne l’y contraint. D’ailleurs toutes les conditions sont remplies pour qu’un rescapé du génocide des tutsi reste insensible à une injustice commise à l’encore de quelque hutu que ce soit!

Le phénomène du pardon inconditionnelle chez les rescapés, combattu bien entendu par les tenants du pouvoir en place, vient  de démontrer que le système d’injustice institutionnalisé e dans le pays ne sert d’intérêt à parsonne. On assiste plutôt à une certaine exploitation matérielle de la souffrance du peuple. Chaque année est célébré un mois de deuil national qui ne concerne que les victimes tutsi, alors que les victimes hutus dans différents massacres du pouvoir en place sont ignorés purement et simplement. Les victimes hutu, pour les tenants du pouvoir, n’apportent aucun intérêt matériel, et de là l’inutilité de les commémorer! Ou mieux encore, leurs ossements sont ramassés et rassemblés avec les autres, et deviennent exposés avec les autres dans le cadre de la commémoration du génocide des tutsi qui devenu est un pilier pour renforcer le pouvoir. Les tenants du système oublient, par conséquent, qu’il entreprennent une méfiance dans la population, mais finalement c’est cette population en sort traumatisée. La commémoration ne fait pas appel à la compassion, qui est un sentiment positif, mais à la propagation de la haine pour le renforcement du pouvoir. Ce qui ne profite pas aux rescapés du génocide instrumentalisé s, ni au reste de la population. D’où le phénomène actuelle de pardon inconditionnel chez certains rescapés qui y trouve un moyen indispensable pour recouvrer la santé psychique.

Évidemment ces initiatives de pardon mutuel, une initiative personnelle chez certains individus, peut être déjà un signe positif dans l’évolution de la situation au Rwanda. Il n’y a pas à se tromper sur la nature du pouvoir qui commence à taxer de négationnisme des rescapés du génocide qui cherchent la voie de se libérer du poids psychologique leur imposé. Et pourtant, rien ne fait du bien à la communauté des gens qui vivent ensemble dans une société que de se pardonner mutuellement.

Se délivrer des croyance morbides.

Comme déjà mentionné, dans la plupart des rwandais d’aujourd’hui, y compris les intellectuels, le mal qui frappe le pays dépasse les capacités humaines. Cette croyance est une erreur monumentale bien entendu. Les personnes qui se placent au dessus des autres pour leur infliger le mal, sont des humains comme les autres. Ils risquent même leur vie égoïstement afin de pérenniser leur système d’enfer. Pourquoi les gens normaux craindaient- ils aussi de risquer leur vie pour normaliser la situation?

La priorité actuelle résiderait à changer de mentalité, et de croire que le bien puisse être efficace, même dépasser en ingéniosité les oeuvres du mal. Encore faut-il croire que les gens qui nous imposent un système maléfique ne sont qu’une poignée de personnes qui se servent de la terreur en vue de nous inculquer les mauvaises croyances qu’ils auraient des capacités surhumaines, ce qui est absolument faux! Il faut que le Rwandais réapprennent à croire en leur propres capacités d’agir pour le bien de tout le monde. Si nous parvenions à ce changement de mentalité, nous pourrions nous surprendre nous même de contaster que notre croyance en la puissance du mal n’était qu’une simple illusion!

Penser aux générations futures!

A peu près 20 ans viennent d’écouler, où au Rwanda il n’ y a aucune lueur d’espoir que les gens puissent vivre normalement et vaquer à leurs activités dans la sérénité. Depuis 1990, l’année de l’éclatement de la guerre du Rwanda, les enfants âgés alors de 1 à 6 ans et qui n’avaient pas encore atteint l’âge de raison, sont actuellement des jeunes adultes(20-25 ans). Cette génération a grandi dans une ambiance de haine et d’injustice criante. Beaucoup de jeunes gens ont fini peut-être par acquérir la conviction que le mal serait une fatalité et que la fin puisse justifier les moyens! Ils ont passé leur vie à constater que le fait d’infliger aux autres une injustice serait peut-être une voie normale pour arriver à ses fins. D’où l’urgence serait d’agir au plus vite pour sauver le Rwanda, car la jeunesse est l’avenir du pays. Si l’on agit pas à temps, on risque d’assister dans un avenir proche à des croyances fermes dans l’efficacité du mal.

Le plus préoccupant dans cette situation, c’est que la prohibition de la liberté d’expression au Rwanda empêche des nouvelles générations à se faire une idée nette sur la situation dans le pays. Éduquer la jeunesse dans une idéologie à sens unique pourrait créer dans l’avenir des problèmes insurmontables. Si déjà la conviction se crée qu’une situation d’injustice relève de la fatalité, il y a risque de trouver dans l’avenir beaucoup de désespérés qui ne sont pas à mesure de saisir le coté positif de la vie. Le responsable de cette aliénation sera certainement le système qui privilégie l’iniquité, mais également la passivité des personnes éclairées, surtout les intellectuels.

Si les concernés commençaient dès maintenant à agir pour trouver les moyens efficaces d’éclairer l’opinion, on ne le regretterait pas dans l’avenir. La jeunesse reconnaissante d’avoir été aidée à ouvrir les yeux pourrait un jour être d’un grand secours pour la société. Elle pourrait par exemple faire usage de sa force vitale pour redonner aux générations vieillissantes la possibilité de vivre plus ou moins heureux leurs jours les plus difficiles.

Theophile.

Theo

Est-ce que le MDPR ( parti dissout en l'an 2013), aura joue un role, si minime qu'il soit, dans la comprehension du probleme rwandais et dans l'avancement pour la recherche des solutions? C'est a chacun de juger. De toutes facons, notre action n'aura pas tout a fait passe inapercu! Sans politique ou en politique, nous continuerons a lutter pour la liberte, la verite et la reconciliation, ainsi que pour l'instauration d'un etat de droit au Rwanda. Selon Sylmpedia: "Mouvement Démocratique du Peuple pour la Réconciliation (MDPR- INTIGANDA) Drapeau du MDPR Fondé le 13 Décembre 2009 par l’Abbé Théophile Murengerantwari. Ancien "titulaire" de l’Evêché de Cyangugu, exilé en Allemagne ou il a basé son mouvement issu d’une scission avec le RMC. Il soutient le retour du Roi Kigeri V et un nouveau référendum sur la question de la restauration de la monarchie. Il s’est prononcé en faveur la candidate Victoire Ingabire Umuhoza, leader du Front Démocratique Unifié (actuellement mise en résidence surveillée pour tentative de déstabilisation du pays et négation du génocide depuis Avril 2010) qui n’a pu participer à l’élection pluraliste du 9 Août 2010. Très actif, le MDPR émet régulièrement des communiqués sur son site et participe à des manifestations contre le gouvernement rwandais du Président Kagamé." http://www.sylmpedia.fr/index.php/Parti_royaliste_Rwandais

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Un commentaire

  1. Théophile

    3 septembre, 2009 à 22:42

    Jusqu’à quand? C’est ça le problème!

    Répondre

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